• A... comme Anarchie

    A... comme Anarchie comme... Anarchie

    Avant tout et principalement avant de sauter au créneau "l'Anarchie c'est le chaos", petit rappel étymologique, idéologique et historique:

    L’anarchie (du grec αναρχία / anarkhia, composé de an, préfixe privatif : absence de, et arkhê, commandement, ou « ce qui est premier ») désigne la situation d’une société où il n'existe pas de chef, pas d'autorité unique. Il peut exister une organisation, un pouvoir politique ou même plusieurs, mais pas de domination unique ayant un caractère coercitif. L’anarchie peut, étymologiquement, également être expliquée comme le refus de tout principe premier, de toute cause première, et comme revendication de la multiplicité face à l’unicité.

    Le mot anarchie est employé tantôt comme synonyme de désordre social que l’on retrouve dans le sens courant, qui se rapproche de l’anomie, tantôt comme un but pratique à atteindre dans le cadre d'une idéologie comme c’est le cas pour les anarchistes.

    Voilà, à présent que le tableau est dressé, je peux continuer. Je suis devenue anar' suite au (trop) nombreuses déviances politiques, aux incessants jeux de dupes où tout le monde pense gagner alors que nous sommes les dindons de la farce. Je suis devenue Anarchiste face à l'injustice flagrante d'un pays non pas à l'agonie mais en pleine crise d'adolescence: on revendique le "c'était mieux avant" tout en voulant un changement radical, on est dans l'indécision la violence et la rébellion typique d'un ado en transition. La France, à travers ses habitants se cherche et cherche un sens à son essence. Paradoxalement, pour moi qui prône un ordre populaire unifié, une autodiscipline individuelle, le chaos est actuel dans une société dite "structurée".

    Les français ne sont pas prêts pour l'anarchie. Ils ne le seront sans doutes jamais. C'est une idéologie personnelle, une utopie que j'entretien comme un jardin dans l'espoir de jours meilleurs. 

    Mais avant d'être Anar', je suis Altermondialiste.

    (encore un petit rappel de quoi il s'agit:)

    Le mouvement altermondialiste ou altermondialisation est un mouvement qui, face à une logique de mondialisation néolibérale, met en avant des valeurs comme la démocratie, la « justice économique », la protection de l'environnement et les droits humains. Il s'agit donc pour les acteurs de ce mouvement de concevoir et d’œuvrer à une mondialisation maîtrisée et solidaire, par opposition à la mondialisation actuelle, jugée selon eux injuste et dangereuse.

    Assez hétérogène, le mouvement oscille entre un réformisme (par exemple à travers la revendication d'une Taxe Tobin proposée par Attac) et un « imaginaire de la rupture », mais se rassemble autour du slogan « Un autre monde est possible » ou plus récemment, « D'autres mondes sont possibles ».

    Néanmoins, on distingue des prises de position et des revendications communes à de nombreuses organisations concernant :

    • une contestation de l'organisation interne, du statut et des politiques des institutions mondiales, telles que l'Organisation mondiale du commerce (OMC), le Fonds monétaire international (FMI), l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le G8 et la Banque mondiale ;
    • des revendications de démocratie selon les différentes orientations politiques;
    • la justice économique;
    • l'autonomie des peuples;
    • La surexploitation des ressources pas, peu, lentement, difficilement ou coûteusement renouvelables. Par exemple certains auteurs, face au constat que la libre concurrence et les subventions ont aggravé la surpêche, plaident pour une « altermondialisation halieutique »;
    • la protection de l'environnement;
    • les droits humains fondamentaux ;
    • une recherche d'alternatives, globales et systémiques, à l'ordre international de la finance et du commerce.

    Ces thèmes se retrouvent d'une part dans un certain nombre d'ouvrages, de films ou encore de médias d'autre part dans des textes de diverses organisations du mouvement altermondialiste : plate-forme proposée par ATTAC, manifestes ou rapports élaborés durant les forums sociaux mondiaux, dont le manifeste de Porto Alegre, des textes de l'Organisation des Nations unies de déclarations de droit et d'autonomie dont les altermondialistes « réformateurs » veulent l'application concrète.

    La pluralité des orientations politiques au sein du mouvement est difficile à synthétiser. Il est possible de décrire un certain nombre d'orientations spécifiques au sein du mouvement :

    • Les communistesetmarxistes. Les communistes se sont liés au mouvement altermondialiste sur des bases anticapitalistes et s'opposent traditionnellement à la mondialisation économiquecapitaliste, qui serait celle de la classe bourgeoise, et prônent la mondialisation de l'action des peuples (ou du prolétariat) selon un modèle social et solidaire. Tous les communistes ne se sentent pourtant pas altermondialistes : en France, si des partis comme le PCF ou le NPA se rapprochent de la mouvance, d'autres, comme par exemple Lutte ouvrière, s'en éloignent...[réf. nécessaire]
    • Les antilibéraux qui critiquent le modèle du libre-échange (cf. critiques du libéralisme économique) veulent réformer en profondeur les principes de la logique économique, sur la base de critères sociaux et moraux. Certains proposent de taxer les flux de capitaux spéculatifs (taxe Tobin) ;
    • Lessouverainistesounationalistes qui, ayant pour but déclaré de protéger la nation du « néolibéralisme » des marchés et de l'insécurité sociale qui en découlerait (chômage, « dumping social », délocalisations), prônent des mesures protectionnistes d'intérêt national ou régional en matière d'économie. Cette dernière catégorie est clairement antimondialiste ;
    • Les écologistes, qui veulent préserver l'environnement contre les destructions et les prédations des ressources communes, causées généralement par une volonté d'accaparer des profits à court terme au mépris de l'intérêt général. Ces comportements sont fréquents dans les entreprises multinationales, pilotées selon les critères des marchés financiers et parfois tentées par l'impunité que peut conférer leur mobilité transnationale ou leur puissance économique ;
    • Lesobjecteursdecroissance qui s'opposent au développement de la consommation comme modèle social ;
    • Une partie de l'extrême droite française se revendique de l'altermondialisme, comme le journal Flash, proche du Front national, avec des auteurs comme Alain Soral ;
    • Leslocalistes qui privilégient ce qui est local sans toutefois se fixer de limites frontalières, entendant favoriser ainsi la démocratie participative, la cohésion sociale et la production de proximité, donc l'emploi local et la préservation de l'environnement via une moindre empreinte écologique liée au transport de marchandises ;
    • les anarchistes qui sont contre l'oppression des libertés par le marché.

    Alors j'en connais, surtout à ces heures tourmentées qui vont crier aro sur le baudet "tout les alter sont pareil, ce sont des démago". Méfiez-vous des conclusions hâtives. "Altermondialisme" est un grand panier accueillant toute les idéologies en marge de celles connues er reconnues mais toutes ne sont pas compatibles! (Essayez de faire copiner FN et marxisme!) Cependant, certain alter cumulent effectivement des philosophies.

    En ce qui me concerne, je suis autant anarchiste qu'objecteur de croissance et écologiste et je le revendique fièrement.

    Mieux vivre, c'est parfois simplement penser la vie autrement.

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