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    Malevil - Robert Merle

    Malevil, paru en 1972, est un roman de robinsonade post-apocalyptique de l'écrivain français Robert Merle dixit Wikipédia.

    Résumé 

    À la suite d'une explosion, sans doute nucléaire, qui a selon toute vraisemblance ravagé la Terre entière, Emmanuel Comte et ses six compagnons (La Menou, Momo, Peyssou, Meyssonnier, Colin et Thomas) font du château de Malevil, dont la profonde cave leur a permis de survivre, la base de départ de leurs efforts de reconstruction de la civilisation, qui passera également par l'affrontement avec d'autres groupes de survivants, que ce soient des bandes errantes ou des groupes structurés nomades ou sédentaires.

    Les premières questions font état de l'absence de femmes dans cette région, ce qui pose des problèmes quant à leur renouvellement de génération. L'arrivée de quelques femmes permet de lever cette inquiétude, tout en posant la question de la place de la femme dans leur nouvelle société, et également celle des unions et leur validité face à la situation.

    La narration est principalement l'œuvre du héros principal, Emmanuel Comte, mais fait également figurer les notes de Thomas qui soit complètent, soit donnent une autre vision de scènes racontées précédemment par Emmanuel. Ce procédé rend le roman très réaliste.

    Les personnages 

    • Emmanuel : continuant le rêve de son oncle défunt, achète avec l'héritage, le Chateau Malevil et le restaure. Il élevait des chevaux avant la catastrophe, et avait des vues sur la mairie de Malejac. Déterminé, intelligent et charismatique, il s'impose rapidement comme chef de la communauté des survivants de Malevil, prenant le commandement lors des opérations militaires puis en étant élu abbé de Malevil. Peu porté sur la religion, il accepte néanmoins de l'introduire à Malevil afin de garantir la cohésion de la communauté. Manipulateur mais non tyrannique, il décide de tout avec le reste des survivants, n'usant de son autorité que lorsque la situation l'exige. Il est le narrateur de l'histoire, écrivant à la première personne comme dans un journal.

    • La Menou : vieille femme frêle mais pleine de caractère, elle s'exprime le plus souvent en patois. Liée à Malevil, elle servit l'oncle, puis Emmanuel. Après la catastrophe, elle s'occupe de la cuisine et des vaches. Elle aime les jeunes hommes virils, dont elle apprécie surtout la force de travail et a une attitude revêche avec les femmes, surtout celles qui lui paraissent des bouches inutiles. Elle a un fils, Momo.

    • Momo : fils de la Menou et attardé mental, il a des difficultés à s'exprimer et garde un esprit enfantin. Il déteste se laver et adore les chevaux.

    • Peyssou : ami d'enfance d'Emmanuel, il faisait partie du Cercle. Grand et fort, il est affecté aux tâches les plus dures : labour, construction d'un mur…

    • Meyssonnier : également membre du Cercle, c'est aussi un ami d'enfance d'Emmanuel. Il a la particularité d'être communiste, ce qui provoque quelques frictions lorsque les questions religieuses ou politiques font surface. Après la défaite de Vilmain et de Fulbert, il quitte Malevil pour diriger la communauté de La Roque qui l'a choisi comme maire.

    • Colin : quatrième membre du Cercle, il est petit, susceptible mais plein d'astuce. Le regard brillant et le sourire en coin, il se distingue par son habilité à manier l'arc et son rôle majeur dans la bataille finale contre Vilmain.

    • Thomas : géologue, il effectuait une thèse sur les roches de la région lors de la catastrophe. Âgé de 25 ans au moment de celle-ci (donc le plus jeune des survivants de Malevil), il intègre la communauté petit à petit. Mais il se sent souvent écarté, ne maîtrisant pas le patois et étant athée. Il intervient dans le roman en annotant le journal d'Emmanuel, afin d'apporter une autre vision des évènements, et même de nouveaux éléments au récit. Il devient à son tour chef de Malevil.

    • Evelyne : orpheline de La Roque, asthmatique, Evelyne est prise en charge par Emmanuel qui noue avec elle des relations ambigües mais platoniques. Âgée de quatorze ans, elle finit par obéir au doigt et à l'œil au chef de Malevil.

    • Miette : jeune fille muette, elle est trouvée à l’Étang après l'assaut donné contre celui-ci. Première femme en âge de procréer de Malevil, elle distribue équitablement ses charmes à chacun en suivant l'ordre des places à table.

    • Jacquet : fils d'un premier mariage du beau-père de Miette et de Catie, il est fait prisonnier lors de l'attaque de l’Étang, mais semble heureux d'intégrer Malevil. Jeune homme vigoureux et simple, il est toujours prêt à donner un coup de main.

    • Catie : sœur de Miette, elle était placée à La Roque au moment de la catastrophe. Elle rejoint Malevil lorsque Thomas tombe amoureux d'elle, lors du premier voyage dans la ville. Ils se marient, cependant Catie, infidèle mais franche, séduit également les autres hommes de Malevil.

    • La Falvine : grand-mère de Miette et Catie, et petite cousine de La Menou (qu'elle ne connaissait cependant pas avant « le jour de l'événement »), elle est tout son opposé : corpulente et parlant sans arrêt, même toute seule, elle subit les réprimandes et moqueries de la Menou. Elle rejoint la communauté après la prise de l’Étang.

    • Fulbert : faux prêtre, il dirige La Roque d'une main de fer, utilisant la religion, en particulier la pratique de la confession, pour asseoir sa tyrannie.

    • Armand: homme de main de Fulbert.

    • Vilmain : comptable se faisant passer pour un ancien para, il est le chef d'une bande de pillards de 17 hommes particulièrement bien armée et dangereuse. Il possède des fusils et un bazooka. Il envahit La Roque et Courcejac, avant de s'attaquer à Malevil.

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    • Robert Merle avec "Malevil" signe une oeuvre forte, prenante et très travaillée sur ce à quoi ressemblerait la vie après une catastrophe humaine. Drame réaliste, anticipation? Le roman est autant une mise en garde qu'un possible scénario. Si le début "avant la catastrophe" est un peu lent et prend des allures de journal de bord d'un homme ordinaire, de biographie simple, le fil des événements se précipite a partir de la catastrophe. Robert Merle met l'accent sur une civilisation humaine pré-industrielle où le troc redevient la monnaie d'échange et où les matières premières sont des richesses à défendre au fusil. Dramatique, le roman compte de nombreux morts parmi les personnages principaux et des dénbouements cruels tout en restant réalistes. Une oeuvre magistrale écrite et décrite avec un soin et une précision religieuse. Le style de l'auteur tend encore à mettre en valeur la teneur du récit. Beau, triste, dur, cruel, et tout à fait plausible, Malevil transforme son lecteur. On n'en ressort pas identique après l'avoir lu.
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  • La Nuit des Temps - BarjavelLa Nuit des temps est un roman de science-fiction de René Barjavel publié en 1968 aux Presses de la Cité et ayant reçu le Prix des libraires l'année suivante.

    Résumé 

    Des expéditions scientifiques françaises révèlent en Antarctique un signal émis par un émetteur provenant de la profondeur des glaces. Ils décident d’entreprendre des fouilles afin de découvrir d’où vient ce signal. Ils découvrent les ruines d'une vieille civilisation et les scientifiques du monde entier affluent vers le site pour aider à explorer et comprendre.

    La planète entière assiste à l'exploration via la télévision satellite à couverture mondiale, que les explorateurs découvrent une sphère en or dans laquelle se trouvent en hibernation les corps nus d’un homme et d’une femme dont la tête est recouverte d’un casque d’or qui masque leur visage.

    Simon, médecin qui fait partie de l’expédition scientifique, décide avec ses collègues de procéder au réveil des corps, mais en commençant par la femme car les scientifiques tâtonnent sur la méthode de réveil et le corps de la femme est en bien meilleur état que celui de l'homme. La femme, Eléa, est éveillée, et Simon tombe éperdument amoureux d'elle. C'est lui, pour l'essentiel, qui raconte l'histoire.

    Grâce à une machine apposée sur le front Eléa montre à la télévision l'histoire de son monde, la sienne propre et celle de son compagnon Païkan, et comment la guerre a détruit sa civilisation. Son monde est le même que le nôtre, mais pas à la même époque, elle vivait il y a 900 000 ans, dans un monde bien plus avancé que le nôtre, à l’aube d’une guerre nucléaire qui a dévasté la terre entière. Eléa et son compagnon sont destinés l’un à l’autre depuis leur enfance et s’aiment d’un amour infini.

    À notre époque, les merveilles que la renaissance de Coban font espérer rends les nations folles, à la fois dans les tentatives de protection de l'expédition que dans les tentatives de sabotage, ce qui va précipiter la fin. Le livre fait constamment le parallèle entre notre monde et celui d'Eléa.

    Malheureusement, la fin du monde d'Eléa est proche, et afin de pouvoir recréer la civilisation, les scientifiques de cette époque, incarnés par le meilleur d'entre eux, Coban, ont décidé de mettre en état d’hibernation un homme et une femme présentant les meilleures qualités intellectuelles et physiques pour cela. Coban, est choisi, ainsi qu'Eléa, contre son gré, car elle ne peut supporter d'être séparée de Païkan. Elle s'enfuit avec Païkan mais celui-ci décide de la sauver malgré elle. Il l’assomme et l’amène à Coban, il préfère la savoir en vie sans lui que morte avec lui.

    La mémoire d’Eléa s’arrête à ce moment-là. De retour à notre époque, Simon et ses collègues scientifiques décident de réveiller l’homme, celui-ci nécessite une transfusion sanguine en raison de ses blessures. Eléa est toute désignée pour lui donner de son sang. Cependant refusant de vivre avec Coban, Eléa s’empoisonne, et par là-même, pour se venger, elle empoisonne avec son sang l’homme qu’elle croit être Coban… Païkan ne pouvant se résigner à vivre sans elle, avait en fait tué Coban et pris sa place dans la sphère. Malheureusement, il est trop tard, leurs cœurs cesseront de battre en même temps. Simon s'est rendu compte trop tard de la substitution de Coban par Païkan, et il n'a pas prévenu Eléa.

    Le leitmotiv du roman, indiquant l'amour d'Eléa pour Païkan est « Eléa : je suis à Païkan, Païkan : je suis à Eléa. »

    [source: wikipédia]

     

    La Nuit des Temps - Barjavel

    Equation de Zoran "Ce qui n'"existe pas existe"


    L'Amour, la Richesse, l'Eternité, la Science: les plus vieux rêves de l'Homme

    Barjavel réunit les plus anciens rêves de l'Humanité dans le même roman: La femme éternelle, dotée d'une éternelle jeunesse et d'une incroyable beauté, la science "pure", respectueuse d'un paradis perdu telle qu'elle est décrite en Gondawa, une fenêtre ouverte sur le Jardin d'Eden et la connaissance suprême. Mais la trame dominante du roman reste une poignante histoire d'amour. Telle qu'Elea se décriot face à Païkan, ils sont "les deux moitiés d'une pierre cassée". Deux moitiés qui se cherchent, qui se trouvent et se perdent à travers le temps et la guerre qui a détruit 900 000 ans plus tôt leur monde. Mais la tragédie de cet amour ne serait pas entière sans une troisème personne pour parfaire le triangle. C'est ainsi que le docteur Simon aime dès le premier regard et aimera pour toujours une Eléa inacessible, dévouée à son amant du passé et entièrement à lui. 

    La confrontation des deux époques prend beaucoup de libertés avec la science-fiction vue par les puristes (techniquement réalisable un jour ou l'autre) Les inventions créant de la matière à partir de rien, telle que la "mange-machine", l'équation de Zoran prennent plus facilement leurs racines dans l'univers de la fantasy. Barjavel a décrit la civilisation et le continent Gondawa comme un flotrissant El-Dorado, pourvu de toute les grâces et de toutes les richesses, où pauvreté et tristesse n'existent pas, même en idée. Et pourtant, ce pays paradisiaque sera détruit par une guerre contre son grand ennemi de toujours, Enisoraï, actuelle Amérique.

    A travers les genres et les époques, Barjavel travaille le concept paradoxal d'une guerre au Paradis.  Dans cette société qui apparaît cent fois meilleure que la notre, une bombe infiniement plus redoutable que la bombe Atomique détruira un monde. Avertissement? L'interprétation du message de l'auteur est libre, mais l'on peut y voir une mise en garde: dans cette société parfaite et sans besoins, où la science est montée à son apogée, elle a servi les intérêts de la guerre et avec tellement d'efficacité qu'elle a détruit le monde dr'avant le notre.



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  • l'Empire Ultime -Brandon Sanderson

    Si vous avez une âme à capter toute la profondeur et la magie d'une histoire de haut vol, alors le premier volume de la trilogie "Fils-des-Brumes" ne vous laissera pas indemne. Esprits sensibles s'abstenir, cette histoire frappe le lecteur en plein coeur et laisse à sa fin un écho subtil de son épopée et de ses personnages magnifiques, comme la fragrance d'un parfum merveilleux qui persiste encore quelques instants après avoir été respiré.


    Critique

    Brandon Sanderson réalise un tour de force avec ce premier volet:

    Tout en traitant un sujet inédit et parfaitement original, il allie avec expertise un réalisme sombre aux accents dramatiques qui propulse le lecteur de plein fouet dans un monde à l'agonie, entre révolte et désespoir. Mais loin, bien loin l'idée d'un récit pesant! Le tour de force de l'auteur réside dans la parfaite alchimie entre les contrastes, le bon dosage de descriptions, prenante et efficace sans être alourdissante, le travail très profond de ses personnages d'une complexité magnifique et d'un humanisme parfait, le déroulement d'une intrigue extrêmement complexe qui jamais ne tire en longeur, ni ne sème le lecteur.

    Brandon Sanderson avait déjà prouvé la hauteur de son talent en se glissant dans les chaussures de Robert Jordan pour achever la saga de la Roue du Temps laissée en suspend à cause du décès prématuré de l'auteur. Recommandé par Robin Hobb, ce livre est un bijou, un délice pour l'esprit, captivant, passionnant, palpitant vibrant, terrible, cruel et époustouflant.

    Le travail titanesque et parfaitement équilibré de l'auteur trouve en récompense une oeuvre de qualité qui séduira aussi bien les lecteurs exigents que les débutants mal assurés. Le style d'écriture est fluide et alterne à merveille narration, psychologie des personnages, action et rebondissements. La lecture se fait sans efforts, sans excès, sans à-coups, le déroulement restant de qualité égale -quoique sensiblement progressive vers le mieux sur la fin- d'un chapitre à l'autre.

    L'histoire elle-même tire son épingle du jeu avec des idées qui innovent un genre que l'on pourrait croire usé. Un univers Fantastique où pointent quelques éléments assez proches de la science-fiction -ce monde vieillissant ressemblerait beaucoup au nôtre...-

    Les personnages:

    Mais les atouts majeurs de Brandon Sanderson restent le travail d'orfèvre effectué sur la psyché de ses -nombreux- personnages. Tous uniques, tous incroyablement HUMAINS, tous faillibles, ils laissent cette impression de réalisme poignante qui, lorsqu'on reprend le livre en main donnerait presque la sensation qu'au fil des pages, c'est un ami que l'on retrouve et que l'on accompagne dans ses aventures. L'auteur arrive à nous faire rire, pleurer, souffrir, trembler et espérer avec ses héros, et si l'on pose le livre un certain temps, on brûle de les retrouver dès qu'on le reprend en main. Un défi somme toute commun à beaucoup, mais rarement aussi bien relevé.

    Le traitement de l'intrigue:

    L'autre victoire majeure de Brandon Sanderson est d'avoir su allier cette richesse et cette profondeurs de personnages à une intrigue incroyablement élaborée. Si de prime abord le sujet peut sembler simpliste -Un Empire opprimé préparant une rébellion-, il nous met dans la confidence de chaque action, mettant l'accent sur les faiblesses de ses personnages, leurs erreurs et leurs doutes qui comprommettent leurs espoirs et leurs entreprises. Dans ce récit, l'enchaînement action/conséquence pousse la perfection si loin que l'on  doute jusqu'à lire le dénouement le l'issue de chaque péripéties. Et même pour les esprits fins habitués à anticiper, l'auteur arrive à parer de trop grandes évidences pour surprendre son lecteur avec un revirement inattendu. Et malgré ce tumtultueux jeux de rebondissements, l'histoire maintient un fil logique d'une grande intensité qui ne laisse pas indemne.  

    Malgré 906 pages pour le seul premier volume, l'histoire coule aisément et à une allure vertigineuse! On se perd entièrement dans l'immersion de ce monde à part.

    Un univers contre-utopique:

    L'univers n'est pas de ces royaumes prospères riches et chatoyants, c'est un monde sombre, autère et livré à un terrible désespoir où meurtres et esclavage sont monnaie courante. Oublié le cadre paradisiaque de la cité blanche dans cet empire volcanique où la seule neige qui tombe régulièrement est celle des sombres pluies de cendres, où le soleil rouge et furieux semble darder ces terres d'un regard las. Où l'on a oublié jusqu'à l'existence des fleurs et où la végétation n'est que brune, âpre, triste.

    C'est dans cet univers privé de tout autre espoir que la monotonie des rapports skaa(serf)/nobles semble inéluctable qu'un homme va entreprendre la quête insensée, stupide et impossible de renverser l'Empire Ultime pour libérer le peuple-esclave de l'opression résignée qui le prive jusqu'à la volonté de lutter. Cet homme, ancien skaa, rebelle et survivant va s'entourer d'une équipe de voleurs et escrocs de parmi les meilleurs pour une entreprise démesurée.

    L'allomancie:

    Une des trouvailles les plus intéressantes de Brandon Sanderson reste sans doute l'allomancie, la magie par les métaux. On est loin du cliché du héros sans peur et sans reproche qui dès le départ peut utiliser le Pouvoir Absolu. Cette forme de magie rare tire ses pouvoirs et ses limites de conditions très concrètes: certains métaux "brûlés" dans l'organisme de l'allomancien lui confèrent pour une durée limitée une capacité particulière: le Fer permet de "pousser", l'acier de "tirer" des objets de même nature par exemple. Dix métaux recensés confèrent donc dix aptitudes définies et cadrées. L'allomancie est en outre un don rare et plus encore dans le cumul des pouvoirs: la plupart des allomanciens ne peuvent utiliser qu'un métal, autrement dit, une seule et unique aptitude. Ce don connaît d'ailleurs d'autres restrictions car l'excès ou l'usage de mauvais métaux ou d'alliages impurs peuvent affaiblir ou tuer les allomanciens. Il s'agit donc d'un don à double tranchant, qui, même s'il est inné s'apprivoise et connaît des failles, ce qui contribue à en rendre les bénéficiaires plus réalistes. Et loin d'être invincibles.

    Les espèces:

    Si le monde décrit présente de nombreuses similitudes avec le notre, il dispose d'espèces que l'auteur nous dévoile petit à petit au fil de l'intrigue. Parmi elles notamment, les mystérieux Terrisiens, êtres à part qui laissent curieux par tout le secret qui les entourent ou encore les kandras... Mais je ne développerai pas trop ce sujet qui ferait perdre en charme à l'histoire s'il venait à être éventé.

    Synopsis:

    Vin ne connaît de l'Empire Ultime que les brumes de Luthadel, les pluies de cendres et de regard d'acier des Grands Inquisiteurs. Depuis plus de mille ans, le Seigneur Maître gouverne les hommes par la terreur. Seuls les nobles pratiquent l'allomancie, la précieuse magie des métaux. Mais Vin n'est pas une adolescente comme les autres. Et le jour où sa route croise celle de Kelsier, le plus célèbre voleur de l'Empire, elle est entraînée dans un projet fou: renverser l'Empire.

    Les personnages majeurs

    Vin:

    C'est une gamine des rues d'une solennité et d'une gravité qui compense de beaucoup son jeune âge. Rattachée à un petit gang de voleurs où son frère aîné l'a abandonnée, elle mène une existence précaire. Elle apparaît comme un être en équilibre entre force et fragilité. C'est une jeune fille meurtrie par les écueils de la vie malgré ses seize ans, dotée d'une méfiance qui n'a d'égal que son intelligence aiguisée et sa ténacité. Elle évolue vite et fortement au fil de l'histoire.

    Kelsier:

    Surnommé le "Survivant de Hathsim", Kelsier est un voleur skaa qui a décidé de se dresser contre l'Empire Ultime. Il voue une haine féroce aux nobles mais plus encore au Seigneur Maître qui oppresse son peuple et n'hésite pas à employer de grands moyens, souvent au mépris des conséquences. C'est un homme très complexe qui semble toujours difficile à cerner totalement, quelque part naïf et insouciant, tout en portant le fardeau d'un sombre passé. Ses erreurs ne le rendent que plus humain. Il fait preuve d'un grand charisme malgré un esprit torturé et s'assume en chef de l'entreprise qu'il lance, au risque de se voir par moment remis en question. Ses doutes, sa légerté et son mépris du danger en font un personnage poignant et attachant mais loin de la perfection et du cliché.

    Les autres... à découvrir au fil des pages!

    Ce roman mériterait encore de nombreuses lignes de critique, mais le mieux restant à chacun de créer son avis sans se laisser influencer, si je ne devais recommander qu'un livre cette année, ce serait celui-là.

     

    l'Empire Ultime -Brandon Sanderson







     

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  • Le Puits de l'Ascension

     

    Le Puits de l'Ascension, (Fils-des-Brumes volume 2) Brandon SandersonAvis personnel:

    Mon prologue pourrait tenir en quelques mots: "Maudit sois-tu Brandon Sanderson de m'inciter à souhaiter des insomnies pour pouvoir dévorer ce livre".

    A l'image du premier volet de la trilogie, "Le Puits de l'Ascension" met en place et structure une de ces histoires tellement prenantes qu'on ne peut les abandonner même après avoir posé le livre. Petit conseil personnel aux lecteurs gourmands: procurez vous les trois volumes en même temps, le sevrage d'un livre à l'autre sera moins frustrant.

     

    Car il est frustrant de venir au bout de cette histoire, même si on en vient à le désirer ardemment tout au long de sa lecture. Sanderson nous fait perdre la notion du temps et nous emporte dans son univers tourmenté, déchiré et chaotique où l'on se pique d'un espoir fou, irrationnel, reposant sur bien peu de choses mais un espoir tout de même. Comment rester de marbre à la lecture de ces romans? Cela paraît impossible, et même alors qu'on les ferme sur la dernière phrase le dernier mot subsiste encore à l'esprit l'essence de l'histoire et de ses merveilleux personnages.

    Car la force de l'auteur, comme il en avait déjà fait la démonstration avec le premier tome "l'Empire Utime", repose dans la riche complexité et le réaliste attachant de ses personnages pour lesquels le lecteur se prend rapidement d'affection. Quelques mots à peine et nous replongeons dans le Dominat Central aux côtés d'une Vin tourmentée et inquiète qui cherche à agir pour le mieux, qui s'égare, fait des erreurs, tombe, recommence, se blesse, se perd, se relève. Un volume cruel, impitoyable, merveilleux, extraordinaire qui transporte son lectorat coeur et âme dans un univers encore plus sombre que le premier volume. Vous avez trouvé "L'Empire Ultime" plutôt noir? Attendez de lire la suite...

    Malgré cette obscurité persistante qui pourrait avoir un effet plus répulsif qu'attractif au prime abord, l'histoire nous happe avec énergie, nous prend à parti. Même si au fil des mots nous ne sommes que les témoins impuissants des drames et des victoires qui se fondent dans la trame complexe de l'histoire, on tremble, on espère, on pleure, on rit... Bastien Balthazar Bux ne devait pas se sentir bien différent en dévorant l'Histoire Sans Fin...

    Sanderson joue avec nous dans cette histoire, nous poussant sur une piste pour dans un coup d'éclat nous induire en erreur et amener une vérité surprenante sans cesser de respecter une certaine logique. On cherche à perçer ses manigances et ses intrigues au risque de s'y perdre, mais l'auteur lui, suit un fil conducteur complexe sans cesser d'être parfaitement structuré. Et il nous entraîne de surprise en surprise. Etrangement, on aurait pu s'attendre à ce que le Puits de l'Ascension perde en qualité -comme souvent dans les volumes postérieurs ou raccord-, mais si l'histoire diffère et s'intensifie, le livre et le récit ne perde pas le moins du monde en saveur. Malgré tout, on peut sentir en arrivant au terme du second livre la volonté d'assurer la transition sur le troisième. Pas d'éléments inconnus: l'astuce de Sanderson consiste à nous distribuer dès le premier volume toute les informations qui prendront ensuite une importance variable au fil de l'avancement de l'histoire. Pas de grands méchants venu de nulle part juste pour la cause, l'auteur exploite brillamment toute les pistes qu'il ébauche sans pour autant devenir prévisible et encore moins ennuyeux. Le Puits de l'Ascension pourrait presque, comme le premier livre se lire seul et indépendament du reste, même si le lecteur y perdrait.

    Comme dans le premier livre, la trouvaille de l'allomancie et de la ferrochimie est particulièrement bien menée: on en découvre plus sur les mystérieux pouvoirs des métaux, mais aussi sur leurs pièges et leurs limites dans cette "magie au conditionnel". Une loi d'équitabilité rend ces principes plus réalistes que n'importe quelle autre forme de pouvoir.

    Résumé de l'histoire:


    Le Seigneur Maître est tombé, l'Empire doit se reconstruire. Elend Venture accompagné de la fine équipe de Kelsier et épaulé par Vin tente de rétablir un peu de justice dans le Dominat Central, rendant aux skaa leurs liberté et leur intégrité, créant une Assemblée donnant la parole à tous de manière équitable sous un règne qu'il aurait voulu pacifique. Malheureusement, la mort du Seigneur Maître a réveillé une soif de conquête chez plus d'un noble et Luthadel se retrouvera très bientôt assiégée...

    Au-delà du simple jeu politique, c'est un drame psychologique et humain qui va se tisser. Pas de plate histoire de siège ennuyeux, les personnages n'auront pas le temps de tergiverser, car en parallèle des convoitises du pouvoir va se dresser un autre schéma inquiétant: Les brumes dont chacun avait fini par penser qu'elles étaient innoffensives s'attardent de jour -fait inédit- et pire encore, tuent des gens. Et cela va aboutir sur une Vin tiraillée entre sa place près d'Elend et dans la bande et sa quête presque inuitive de réponses. Et si le Seigneur Maître, tout tyrannique et monstrueux qu'il aie pu être avait en vérité protégé le monde d'une menace plus grande? Une menace prête à revenir...

    Le Puits de l'Ascension, (Fils-des-Brumes volume 2) Brandon Sanderson

    Les Personnages:

    On retrouve en bonne partie les personnages de l'Empire Ultime, grandis, assagis, torturés, diminués, changés selon leurs différents vécus. Et dans cette nouvelle histoire, ils vont gagner en profondeur et se révéler plus que jamais, la disparition de certain laissant même un vide palpable aux lecteurs. (Mais pas de spoils, si vous voulez savoir qui, quand et comment, lisez le livre!)

    Les deux principaux restent Vin et Elend

    Vin: De gamine des rues sauvage et dure, Vin est devenue une puissante Fille des Brumes. Ce deuxième volet comme le premier s'axe en grande partie sur ses réflexions, ses sentiments et ses dilemmes. Comme Kelsier, elle expérimente et commet des erreurs parfois lourdes qu'elle tente de rattraper au mieux. Sanderson cultive beaucoup avec elle et dans l'histoire en générale la loi action/conséquence logique. On aurait pu croire et même espérer un peu de bonheur pour cette jeune fille qui n'en a pas beaucoup reçu dans le passé, mais le fil des événements lui laissera peu de temps pour se consacrer à elle-même.

    Elend: Le jeune noble est devenu roi de Luthadel et du Dominat Central, mais la tâche bien plus ardue que ce qu'il avait pu apprendre dans les livres va le pousser à changer, à grandir et s'endurcir pour le bien de son peuple. Le jeune dandy idéaliste va se métamophoser... Sa relation avec Vin apparaît très vite comme étrange voire instable, à l'image de son royaume et de la manière dont il est perçu de ses sujets. Elend va devoir très vite apprendre ce que signifie "être roi" dans un cadre qui n'a rien d'un conte de fées...

    Parmi les personnages secondaires forts du volume:

    Sazed, Zane, TenSoon, Ham, Brise, Clampin, Dockson, Spectre, Tindwyl, Marsh, Straff, Allrianne Cett, Cendrémiaire Cett et lord Penrod.

    Le Puits de l'Ascension, (Fils-des-Brumes volume 2) Brandon Sanderson

     

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  • Le Héros des Siècles

    Le Héros Des Siècles -Fils des Brumes III- Brandon Sanderson

     

    Prologue:

    Voici donc le dernier volume de la première (oui, il y a bien écrit "première" car d'autres sont prévues) trilogie sous-titrée "fils-des-Brumes".

    (Au passage je tiens à préciser que cette converture est très loin de rendre hommage à la complexité et à la noblesse des personnages représentés -oui je ne l'aime pas!)

     

     

    Comme dans les deux premiers volumes, Sanderson se montre aussi génial et époustouflant qu'il peut être impitoyable et signe avec ce dernier volume la fin d'une histoire de très haut vol.

    Résumé:

    Un an s'est écoulé depuis que Vin a visité le Puits de l'Ascension et libéré sans le vouloir la créature qui y était retenue et le monde n'a jamais été si mal en dépit des efforts déployés par Elend pour épargner leur empire et sauver le peuple. Le monde s'écroule, rien ne semble pouvoir en empêcher l'inéluctable fin...

    Le couple Venture part donc en campagne dans une quête du dernier espoir afin de pouvoir trouver à travers les vestiges laissés par le Seigneur Maître une solution, n'importe laquelle, un remède ultime pour préserver leur peuple et leur monde. Mais tout joue contre eux et la situation n'a jamais semblé plus désespérée...

    Mon avis:

    Si je devais donner ma préférence à l'un des volumes de la trilogie, il s'agirait probablement de l'Empire Ultime, qui met en place l'intrigue mais se suffit à lui-même avec nouveauté, sans excès. Sanderson joue encore sur un tableau extraordinaire: il donne dès le premier livre, même dès le tout début tout les éléments qu'il utilisera dans les trois livres déclinant l'histoire, certaines pièces changeant même complètement de sens au fur et à mesure que le schéma se précise pour former une vue d'ensemble terriblement cohérente du point de vue du lecteur, faisant preuve d'un effroyable génie, un peu sadique et très tortueux dans une histoire très élaborée et toujours plus impitoyable. Quand j'ai lâché le livre, j'étais en état de choc. J'ai ri, pleuré, marqué une pause, et connu cet incroyable sensation de vide caractéristique de la fin d'une bonne chose. L'histoire, comme un parfum subtil m'a habitée, m'a hantée encore plusieurs heures après que mon volume aie retrouvé sa place dans la bibliothèque. Dire que ce récit ne laisse pas son lecteur indemne relève d'un doux euphémisme, mais je pense que Sanderson, à travers son histoire sait réveiller avec beaucoup de talent le meilleur de l'imaginaire humain, et nous pousse à rêver tant et plus.

    Le Héros Des Siècles -Fils des Brumes III- Brandon SandersonComme beaucoup de critiques lues après avoir terminé, j'ai tout de même envie de tempérer mon avis sur le Héros des Siècles de quelques nuances : Voulant pousser dans la continuité de son histoire, Sanderson s'adonne à un principe de surenchère qui, bien que nécessaire à son plan aurait tendance à rendre ce volet beaucoup moins crédible et pragmatique que les premiers. Mais doit-on attendre de la Fantasy une complète logique? Toutefois, la débauche de pouvoirs accrue et les -trop- longues campagnes ternissent un peu l'attrait malgré tout puissant de l'histoire. Sur la toute fin (que je ne révélerai pas dans un soucis de discrétion), certains personnages me semblent un peu "négligés" (je pense à Marsh entre autre) au profit de l'intrigue générale.

    Mais ce qu'il faut retenir ce ne sont pas les petits défauts mais les grandes qualités: Sanderson nous pousse à croire contre toute logique qu'il reste un espoir, il nous incite avec force à lutter, souffrir, aimer, pleurer, rire, trembler, vibrer avec ses personnages. Certains s'affaiblissent, d'autres se voient éclairés d'un jour et d'une gloire nouvelle. On peut presque considérer, compte-tenu de la richesse de ces trois romans question personnages que l'histoire relève de la chronique.

    Les personnages à proprement parler évoluent, tout en gardant une très profonde intensité qui les rend d'autant plus merveilleux. Ce ne sont pas juste des mots alignés sur des pages mais des compagnons que l'on suit et observe depuis longtemps et pour qui l'on se surprend à vouloir pouvoir arranger les choses. En cela, ces romans ont un côté frustrant, car le lecteur n'est que le témoin impuissant d'intrigues qui se dénouent devant lui, avec parfois une certaine cruauté.

    Le style est toujours excellent et la dynamique de l'histoire du Héros des Siècles prend de l'élan dans l'alternance des points de vue d'un chapitre à l'autre, tandis que l'on suit indépendament les petits groupes de personnages principaux dans leurs différentes missions. Cela permet à l'auteur d'avancer sur différents tableaux à la fois sans lasser son lecteur, voir en le tenant plus encore en haleine après l'avoir abandonné sur un point critique avec un groupe de personnages pour s'axer sur un autre. Cette dynamique sauve ce que la longueur des campagnes aurait tendance à alourdir.

    Mais dans ce roman, plus que les personnages et la dynamique, c'est l'aboutissement qui prend une dimension extraordinaire. Le plan que Sanderson ébauche dès le départ, promenant le lecteur entre hypothèses et demi-vérité s'assemble enfin et l'auteur témoigne d'un génie terrifiant pour flouer son lectorat. Que les esprits les plus fins y trouvent là un défi en cherchant à prévoir l'imprévisible! Ce n'est pas simplement du grand art, c'est un chef-d'oeuvre d'orfèvrerie littéraire.

    Une trilogie incontournable pour tout bon lecteur de Fantasy.

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  • Le Vieil Homme et la Mer - Ernest HemingwayLe vieil homme et la mer décrit le combat épique entre un vieil homme pauvre, pêcheur expérimenté, et un gigantesque espadon, probablement la plus belle prise de toute sa vie. Cette lutte symbolise le combat de l'homme face à la nature.

    Le roman met en scène deux personnages principaux : Santiago, le vieux pêcheur, et Manolin, jeune garçon tendre. L’histoire se déroule à Cuba, dans un petit port près du Gulf Stream.

    Manolin accompagne Santiago à la pêche, mais ils n’ont rien pris depuis 84 jours. Les parents de Manolin, qui trouvent que Santiago est malchanceux, décident que leur fils embarquera sur un autre bateau avec lequel il aura effectivement plus de succès. Mais le jeune garçon reste lié au vieil homme et se faufile tous les soirs dans sa cabane pour l'aider à réparer ses filets et lui amener à manger. Ils parlent souvent de baseball américain, et particulièrement de Joe DiMaggio, l'idole de Santiago. Un jour, le vieil homme explique à Manolin qu'il va partir loin dans le golfe pour mettre fin à sa malchance et trouver "le poisson" qui lui ramènera l'estime de tous.

    Le Vieil Homme et la Mer - Ernest Hemingway

    Il part ainsi au large à l'aube du 85e jour et rencontre son adversaire, un poisson manifestement hors normes. Il donne du mou pour ne pas casser la ligne et est entraîné au grand large. Ainsi commence une lutte acharnée entre l’homme et le poisson qui durera trois jours et deux nuits, le vieux n’a plus rien à boire ni à manger, ses mains ensanglantées sont douloureuses, le soleil tape. Le duel est interminable, le vieux parle à son ami poisson, qu'il finit par nommer "mon frère" et lui exprime sa sympathie et son respect. Ils lutteront jusqu’au bout.

    Au prix d'efforts incroyables et malgré un délire qui commence à le saisir, le vieux est vainqueur. Loin de crier au triomphe, il remercie Dieu pour ce combat incertain. Son orgueil n'est pas le fait d’avoir vaincu un si gros spécimen, mais d’avoir vaincu un adversaire si brave.

    Il installe sa voile et met le cap sur la terre mais, au bout d'une heure arrivent d’autres combattants : les requins. Contrairement à l’espadon, ceux-ci sont lâches et vils, ils attaquent à plusieurs. Le vieux se défend, toute la nuit il lutte, il lutte pour l’honneur de son poisson qui s’est si bien défendu et qui était un adversaire digne. Le vieux tue autant qu'il peut de requins, les forces lui manquent, ils sont trop nombreux, il assiste, impuissant, à l’anéantissement de tant d’efforts. Il ne reste du poisson que la tête et l'arête.

    Santiago, le vieil homme, rentre au port, épuisé, éreinté, mais il a son honneur pour lui, il a une preuve qu'il n’est plus « salao », malchanceux. Manolin pourra revenir pêcher avec lui.

    Cette œuvre est l’histoire du courage humain, de la dignité, du respect, de l’amour. C’est la condition même de l’homme qui est écrite. L’homme seul face à la grandeur et la puissance de la nature, l’homme digne malgré sa condition et son sort.

    [sources: Wikipédia]

     

     

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