• [blablabla]Second rôle

    Pendant longtemps, je pensais que le plus dur était de se sentir seul.

    En fait, le plus difficile est de réaliser qu'on est en vérité un second rôle, un personnage d'arrière-plan, sans relief, sans importance, juste bon à mettre les autres en valeur. La bonne copine sympa que tout le monde voit comme telle sans se poser plus de questions.

    Le genre "meilleur-ami-du-héros-qui-crève-dans-un-film-catastrophe", parfait pour amener une note drôle tant qu'il est là et dramatique quand il disparaît, même si tous les regards sont ailleurs et qu'on oublie vite jusqu'à son prénom. Pour rester dans les références au petit écran, le syndrome "Chloé Sullivan" (ce personnage pourtant sympa de Smallville qui passe son temps à jouer les bouches-trous-bonne-copine tout le long de la série)

    Le savoir consciemment est cruel. Le réaliser est encore pire.

    On a beau essayer de se débattre, de faire valoir ce que l'on est, essayer de s'intégrer, de briller un peu, on est constamment éclipsé par d'autres. On reste en retrait. On est cette personne dans un coin qui fait élément de foule, sans être tout à fait quelqu'un.

    Un élément du décor.

    Ce qui est vraiment dur, c'est que parfois sans le faire exprès, les autres vous montrent que justement eh bien... Vous n'êtes pas là. Pas vraiment. Ça passe par des oublis, des maladresses. Vous savez, une conversation a lieu, et vous n'arrivez pas à vous y greffer, s'il y a un planning qui bouge/qui saute, c'est le votre, si on oublie quelqu'un, c'est vous, si une place saute dans une orga' quelconque, c'est la votre...

    Et rien n'y fait.

    Tous les efforts du monde n'y changent rien. On reste invisible.

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