• [coup de foudre] Arrietty, le petit monde des chapardeurs

    Arrietty, le petit monde des chapardeurs

    Arrietty

    Arrietty, le petit monde des chapardeurs (借りぐらしのアリエッティ, Karigurashi no Arrietty , litt. « Arrietty qui vit en se faisant prêter des choses ») est un film d’animation japonais du Studio Ghibli sorti au Japon le 17 juillet 2010  .

    Il est réalisé par Hiromasa Yonebayashi, sur un scénario de Hayao Miyazaki. L’histoire s'inspire librement d’un roman de fantasy pour la jeunesse, Les Chapardeurs (The Borrowers), de Mary Norton.

    La sortie en France est prévue pour le 12 janvier 2011

    Synopsis

    L’histoire se déroule au Japon, en 2010. Les Chapardeurs sont des lutins hauts d’une quinzaine de centimètres qui vivent sous les planchers en tâchant de ne jamais être vus par les humains. Comme leur nom l’indique, ils vivent de chapardages, mais ne volent que le strict nécessaire. Le film relate les aventures de la jeune Chapardeuse Arrietty, 14 ans, et de sa famille, dans une maison pleine de dangers,. L’arrivée d’un jeune garçon dans cette maison de campagne va complètement transformer l’existence de notre héroïne. Le film s’axe en effet, et c’est assez récurent dans les œuvres du Studio Ghibli, sur la rencontre d’un jeune homme et d’une jeune femme, ici Arrietty la chapardeuse, et Shô, jeune enfant souffrant venu se reposer une semaine dans cette vieille maison familiale. Leur rencontre sera la clé de l’histoire.

    De la naissance de "Arrietty, le petit monde des chapardeurs"

    Il y a quarante ans, le réalisateur nippon et son collègue Isao TAKAHATA (高畑勲) travaillant alors pour le studio Tōei animation (東映アニメーション) s'étaient mis en tête d'adapter le roman de la britannique Mary NORTON : The Borrowers - « Les Chapardeurs » en France. Paru en 1952 aux éditions Dent, le livre obtint la médaille Carnegie cette même année. Quelques 55 ans plus tard, la même institution classa l'oeuvre parmi les 10 oeuvres les plus importantes de la littérature enfantine pour les 70 années passées. L'écrivaine avait entre temps transformé son roman en une véritable série comptant 5 volumes parus entre 1955 et 1982 qui nous plongeaient dans les aventures de la famille Clock - leur nom faisant référence à leur habitat : une horloge - avec le père Pod, la mère Holmy et leur jeune fille Arrietty. Ces petits êtres pas plus hauts qu'un pouce arpentant les maisons à la recherche de quelques matériaux à chaparder afin de constituer leur abris marquèrent plusieurs générations à travers le globe.

    Plusieurs adaptations allaient ainsi voir le jour, à commencer par un téléfilm en 1973 notamment produit par la 20th Century Fox et réalisé par Walter C. MILLER qui laissera sa place à une série anglaise en 1992 voyant l'oeuvre réércrite pour le petit écran par Richard CARPENTER et avec notamment Ian HOLM. La production BBC se poursuivit pour une seconde saison en 1993 tandis que Mary NORTON s'éteignait le 29 août 92 à l'âge de 90 ans. La dernière adaptation en date de The Borrowers remonte à 1997 avec un film réalisé par Peter HEWITT. On notera que le studio Disney s'était accaparé l'oeuvre de l'écrivaine avec le film musical de 1971, Bedknobs and Broomsticks, basé sur deux autres romans de l'auteur.

    Nous ne saurions évoqué l'oeuvre de Mary NORTON sans parler de John PETERSON. Plus d'une décénie après la parution de The Borrowers, l'écrivain américain s'était quant à lui lancé dans une aventure similaire avec The Littles - « Les Minipousses » en France - qui allait connaître pour sa part une adaptation animée notamment menée chez TMS au Japon.

    Mais revenons au roman The Borrowers. Au Japon, c'est l'éditeur Iwanami Shoten (岩波書店) qui proposa la traduction de Yokichi HAYASHI (林容吉) en 1969 sous le titre Yukashita no kobitotachi (床下の小人たち). Plusieurs rééditions virent le jour, notamment en 2000 avec une illustration originale signée Diana STANLEY (ci-dessus).

    Quoiqu'il en soit, Hayao MIYAZAKI, la fibre nostalgique, en conseilla la lecture à Toshio SUZUKI en appuyant la légitimité du projet par le fait que l'oeuvre collait à l'époque actuelle. Cette dernière voyait la fin de l'ère de la consommation pour celle d'une vie basé sur l'emprunt, la récupération en ces temps de récession... Il se lança ainsi dans l'écriture de l'histoire - de mémoire - transposant le récit d'une Angleterre post seconde guerre mondiale à la capitale nipponne actuelle - plus particulièrement dans le quartier de Koganei, familier des animateurs du studio puisque ce dernier s'y trouve. L'histoire vit ainsi la rencontre entre la jeune Arrietty, pas plus haute qu'un pouce, et un jeune garçon en convalescence chez une vieille femme et sa domestique où la famille Clock a bâti son foyer. Il faudra bien du courage à la jeune fille pour éviter les pièges, insecticides et rongeurs, et parvenir à conserver son amitié avec le garçon appartenant au royaume des hommes, strictement interdit par les siens sous peine de voir leur discrète survie compromise. Keiko NIWAAfin d'écrire l'ensemble de l'histoire - Hayao MIYAZAKI étant un adepte des fins ouvertes jusqu'à tard dans la production - on fit appel à Keiko NIWA (丹羽圭子, ci-contre). Celle-ci avait participé à l'écriture de Umi ga Kikoeru (海がきこえる) mais aussi à celle de Gedo Senki (ゲド戦記) aux côtés de Gorō MIYAZAKI (宮崎吾朗), fils aîné de Hayao MIYAZAKI.

    Hiromasa YONEBAYASHI, crédit NausicaäLe studio Ghibli, qui donnait des signes d'inquiétude quant à une relève pour les piliers que sont Isao TAKAHATA et Hayao MIYAZAKI, avait indiqué que le prochain film serait conduit par un nouveau réalisateur. Toshio SUZUKI et Hayao MIYAZAKI avait discuté de la personne à qui confier le projet et le nom de Hiromasa YONEBAYASHI (米林宏昌, ci-contre) avait été proposé par le producteur. D'abord peu enthousiaste à cette idée, le réalisateur se rangea à l'avis de l'ancien président du studio, renonçant ainsi à confier à ce jeune animateur la conduite principale de la direction de l'animation sur son prochain long métrage au profit de Karigurashi no Arrietty.

    Si nombreux amoureux des Miyasaki de base tels que Princesse Mononoké ou Nausicaä de la Vallée du Vent auront connus une certaine déception sur les dernières créations du réalisateur, Arrietty le petit mondes des chapardeurs, en bonne adaptation de conte ne ravira peut-être pas les amateurs de scénarii épiques et violents, mais enchantera malgré tout par sa qualité et son originalité. Les studios Ghibli sortent des sentiers battus et tentent une adaptation plutôt bien pensée. Le choix de changement de compositeur sera peut-être la force et la faiblesse de cette nouveauté, étant donné les échos des premiers spectateurs. Il semblerait que la harpiste et chanteuse française Cécile Corbel donne une toute autre dimension musical, à la fois mélacolique, légèrement tragique et quelque peu répétitive. Mais sur les extraits entendus, cette musique certes loin du style de Joe Hisaishi touche le coeur et l'ame du spectateur. A Voir absolument!



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