• [coup de gueule]"Et toi t'es quoi? Une chèvre?"

    Pour ceux qui s'interrogeraient sur le titre, son pourquoi et accessoirement sur ma santé mentale, il fait référence à cela (les Disneyphiles peuvent passer la vidéo, ils auront sûrement reconnu!)

    "Mais qu'est-ce qu'elle va nous faire cette fois-ci?" J'entends presque la question haut et clair! Eh bien non, pas de polémique ce coup-ci -pas trop, promis-, juste un coup de gueule et coup de spleen: mais POURQUOI est-ce que les autres veulent ABSOLUMENT et résolument pouvoir vous faire rentrer dans une petite case, avec une petite étiquette?

    C'est vrai quoi, regardez le monde moderne, on se fait étiqueter pour tout et n'importe quoi: la sexualité -comme si ça regardait le voisin!-, la religion (ou son absence), le travail, la famille ou le pas-de-famille-à-soi, la politique (ouille, le champ de mines!) et j'en passe.

    Et vous avez beau essayer d'expliquer que vous, ben vous êtes neutre sur la question, si les autres ont décidés de vous étiqueter, vous n'y couperez pas!

    Et comme la base de ces jugements est souvent arbitraire, quasiment toujours binaire (s'il n'est pas avec nous il est contre nous) et rarement remise en question, une fois que vous avez la chemise...

    Eh bien moi j'en ai assez. Oui oui, je revendique mon apolitisme même si je soutiens des idées de gauche, du centre et des Verts -apolitique ne veut pas dire qui s'en désintéresse, mais qui ne prend pas cause pour un parti-. Je revendique mon agnosticisme -et PITIE, arrêtez d'essayer de convertir la mécréante que je suis! J'admets la possibilité de l'existence de Dieu, je refuse simplement les religions, c'est mon droit!

    Je crois encore être une libre penseuse, capable de se faire un avis toute seule comme une grande sans qu'on me dise ce que je dois penser, dire, voter, aimer, dénoncer ou désapprouver...

    Aaaah oui, je subodore que certains vont dire que pour échapper à des étiquettes, je m'en colle d'autres et c'est un peu vrai. Mais celles-ci sont génériques et plutôt larges. Elles ne me cloisonnent pas dans une définition pré-mâché qui au final ne correspond à personne tant on y met de choses dedans. Alors oui, plaire à tout le monde c'est plaire à n'importe qui, mais par moment c'est fatiguant de chercher à convaincre l'autre qu'on est pas ce qu'il imagine, qu'on ne se résume pas à une étiquette, qu'on ne tient pas dans une petite case étroite...

    Et c'est plus dur encore pour le moral quand la remise en cause vient d'un ami.

    Sur une des pages d'actu' que je suis, un troll s'est fait fort de pourrir une bonne partie de mes interventions. Comme il n'a pas de répartie et que j'étais fière d'un de mes messages l'ayant mouché, je l'ai partagé avec d'autres. Quel ne fut pas mon désarroi de voir l'un de mes amis prendre cause et parti pour mon "adversaire". Et de devoir me justifier de me défendre. "Laisse couler" me dit-il, ignorant mes explications quant au fait qu'avec ce gars, cela équivalait à consentir et se soumettre... Et sans écouter que ce n'était plus quelque chose que je pouvais être en mesure d'accepter.

    C'est douloureux, de lire le jugement d'un ami. Certes, c'est un état que j'ai provoqué en postant le fruit de ma joute écrite, mais aurais-je dû m'attendre à voir les rôles s'inverser?

    "Il n'y a pas d'insultes "pour rigoler" soutient mon ami, en soulignant une vacherie envoyé au troll. Je ne dis pas le contraire. Et je ne rigole pas quand cet énergumène me traite de guenon, de faux mec, de Ptittruduc (mon pseudo est "P'tit truc"), me traîne plus bas que terre simplement parce qu'il peut l'écrire et qu'il en a eut envie, là comme ça... Alors oui, la plupart des attaques sont tellement au ras des pâquerettes qu'elles ne mériteraient pas d'être relevées si elles étaient ponctuelles isolées. Mais à l'échelle du Troll, c'est un travail de sape, et chaque silence est un peu de victoire consentie...

    Et, sachant cela je devrai accepter sans rien dire?

    "De toutes façons, quoi que tu fasse, tu es la perdante de l"histoire". Voilà qui fait plaisir... D'autant que cela ne correspond pas vraiment à mon point de vue. Mais le plus dur à lire aura quand même été "tu lui réponds, tu l'agresse (sic) donc tu ne fais pas mieux que lui"...

    ...

    Il faudrait donc, pour faire bonne mesure que je laisse ce connard (désolée, il n'y a pas d'autre mot) m'insulter avec le sourire? Que je lui donne la satisfaction de capituler devant ces immondices, en lui donnant tacitement raison quand il m'assène que je suis faible?

    L'ami dans cet histoire m'a mit une étiquette: celle de la fille vindicative qui a décidé de faire mal parce qu'elle a eut mal.

    C'est très mal me connaître... Et particulièrement blessant.

    Alors moi, les étiquettes, il n'y a qu'un seul endroit où je les aime bien: sur les pots de confiture!

     

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