• Fiche personnage "Ling"

     

    Fiche personnage "Ling"NOM & PRENOM : Mao-Li Yuang surnommée "Ling"


    AGE : 27 ans


    LIEU DE NAISSANCE & NATIONALITÉ : Française née de parents chinois.


    SEXE : Féminin


    SEXUALITÉ : bisexuelle


    GROUPE CHOISI : survivants.

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    [PORTRAIT ROBOT]

    PHYSIQUE : Mao-Li est une jeune femme très fine, et bien qu'approchant la trentaine il est difficile de lui donner un âge à vue. Petite (1m60) et souple, elle se complaît à porter des tenues pratiques qui ne gênent pas ses mouvements. C'est une jolie femme, un rien féline, très "animale". D'origine chinoise, elle en garde les signes physiques et une certaine culture vestimentaire. Elle parle un français irréprochable à tel point qu'il est difficile de savoir à quelle génération remonte sa naturalisation. Elle porte les cheveux longs, tirés en arrière d'un noir aile-de-corbeau. Ses grandes pupilles noires donnent un relief intense à son regard. Elle est bien proportionnée pour sa petite taille et ne manque pas de charme. Sa peau ambrée lisse et parfaite, son visage harmonieux n'est que grâce et courbes subtiles, son corps vif et nerveux gagne la faveur de formes généreuses pour sa petite taille svelte. D'ailleurs, quand elle s'en donne la peine, elle est capable de faire des ravages autant auprès des hommes que des femmes. Elle a une certaine prédilection pour les vêtements sombres, mais favorise la praticité à l'esthétisme, ce qui ne l'empêche pas d'avoir du goût. Dans un contexte normal, elle aurait fait une fort jolie femme. Son gabarit lui donne une certaine vélocité et dégage au visuel une impression de légèreté tant elle arrive à se mouvoir avec une gracieuse discrétion. A Marina Bay, elle est bien plus une ombre...



    > MENTAL : Mao-Li est une jeune femme froide et pragmatique. Elle n'aime ni se fier aux autres, ni travailler avec si elle n'y est pas amenée de son propre chef. Par nature, elle parle peu, agit d'instinct et souvent en allant droit au but. A d'autres les palabres avant de tirer! Femme d'action, elle était, avant de débarquer à Marina Bay déjà forgée à la survie: issue d'un milieu difficile, elle s'est fait une place à la force des poings. Elle ne s'encombre pas de "bons sentiments" si cela doit entraver son sort. Le relationnel n'est pas vraiment sa tasse de thé. Cela étant, elle noue des liens profonds avec ceux qui ont la chance d'arriver à les mériter. Elle se laisse approcher dans le sens où elle ne refusera que rarement de la compagnie, mais il est assez difficile de percer son blindage. C'est une personnalité complexe que peu de gens peuvent se targuer d'avoir mise à nu.
    Lorsqu'elle s'ouvre, elle démontre un certain nombre de qualités: franchise, loyauté, honnêteté. Parfois un peu crûment. Ce n'est pas une tendre même si elle n'a pas forcément mauvais fond, elle s'adapte en fonction des événements et ne se perd pas en altruisme.


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    [VÉCU]

    > HISTOIRE :

    Family buissness



    1972, Paris Underground.

    Le couple Yuang avait intégré la France dans la plus grande confidence. Officiellement, ils débarquaient à la capitale en tant que ressortissants cino-français, ayant acquis leur nationalité à la force du mérite et des services rendus à la Nation. Officieusement, la pègre avait versé un pot de vin assez conséquent pour les amener au pied de la Tour Eiffel. Les Yuang s'étaient distingués dans le cercle intime de la Mafia par leur implacable efficacité et leur duo parfait. Peut-être plus que l'amour, c'était le talent qui rendait ce couple aussi harmonieux. Meï Yuang était une experte polyglotte dans l'art de jouer les caméléons et Mun-Sû Yuang n'avait plus rien à apprendre de la créations et de l'usage de faux. Et l'un comme l'autre brillaient par leur expérience. Ce n'est pas leur histoire... Mais celle de Mao-Li Yuang prend directement racine dans celle de ses parents.
    C'est dans ce milieu d'argent, de sang, de faux semblants et de mensonges, cette famille fermée en clans de loups rivaux que Meï, presque dix ans après leur intégration donna naissance à Mao-Li Yuang.

    6 Juillet 1984, Montmartre

    L'été accablant cognait sur les toits des maisons parisiennes. La traductrice de l'Ambassade Chinoise avait été transportée en urgence à l'hôpital où elle donna le jour à une fillette. Mun-Sû Yuang faisait les cent pas à l'entrée de la chambre, attendant le verdict qui tomberait comme un couperet: garçon ou fille? Sur ce point, les avis du couple divergeaient: pour Mei, cela ne faisait aucune différence. Mais pour Mun-Sû, une fillette ne pourrait mener la même vie qu'eux. Il fallait des nerfs d'acier pour vivre une double vie, un garçon pourrait encore, mais une fille... Ce fut ce moment que choisit une infirmière pour venir le chercher et le conduire à sa femme. Il n'eut pas besoin d'attendre qu'on lui annonce: il su au visage de Meï. Il soupira face au visage mutin de défi et défait de fatigue de sa femme et s'avança pour voir leur enfant. L'infirmière, à cente lieues d'imaginer cet honorable notaire dans le monde de l'ombre ne vit pas la déception qu'il tentait de cacher derrière une vague expression de surprise feinte. D'une voix enjouée, elle vint le féliciter.

    - Vous avez une magnifique petite fille monsieur Yuang! Votre femme a voulu vous attendre pour décider du nom...

    Mun-Sû regarda sa femme et murmura.

    - On avait dit Mao-Li je crois...

    Meï ne répondit pas et regarda l'enfant. Affublée d'un prénom initialement trouvé pour un garçon. Elle devrait vivre en garçon donc. Les occidentaux ne verraient de toute manière jamais la nuance. Il n'y avait que le couple pour cerner le sens de ce nom. Mao-Li était de toute façons destinée à marcher dans leur pas. La famille et le buissness étaient indissociables.

    - Très bien... Bienvenue dans la famille Mao-Li Yuang...

    The girl with a gun



    Mao-Li, que ses "parrains" finirent par surnommer "Ling" par souci de facilité dépassa les espérances parentales de beaucoup. Enfant d'abord taciturne et renfermée, coincée dans une vie de mensonge entre leurs existence de façade et leurs vrais visages dans les bas fonds, elle développa rapidement un certain talent à l'instar de ses parents: le maniement des armes. Talent d'abord recherché puis précieusement entretenu par le couple. Si son enfance au grand jour s'écoula sans grands tumultes et sans coup d'éclat, peut-être même trop discrètement, dans son petit monde de l'ombre, elle ne tarda pas à rejoindre le clan Yuang comme "porte-flingue"

    Hiver 2001, Bar Casetlano

    -Hey, Ling, ramènes-toi, y a le patron qui veut te causer... avait annoncé une jeune homme dégingandé de service au bar.

    Sans répondre, l'adolescente attrapa son sac à dos et passa derrière le comptoir pour passer la porte de service. Une lumière chiche éclairait la réserve ou Padre Caseltano était installé à une table, un verre de rouge face à lui. Il fit signe à la jeune fille de s’asseoir, ce qu'elle fit sans un mot. Il lui proposa un verre puis une cigarette qu'elle refusa coup sur coup d'un secouement de tête. Un sourire fendit le large visage rubicond de l'italien.

    - Toujours aussi causante ma petite Ling... Dis moi... Tes parents ont une toute petite part dans notre buissness... Tu sais que si tu intégrais ma famille avec Silvio tu pourrais...

    - C'est non. Je reste fidèle au clan Yuang.

    Il la considéra toujours avec son large sourire lippus, mais un cran d'amabilité en moins.

    - A ton âge, il est préférable d'écouter les adultes jusqu'au bout. T'as du talent Ling, pour quelqu'un qui tient un flingue depuis deux ans, et t'es pas au maximum de tes capacités. Moi je t'offre de les exploiter à la mesure de ton art et de doubler tes honoraires. Penses-y avant de répondre... Tu peux filer...

    Elle ne se le fit pas répéter deux fois et se leva pour quitter la salle. Le serveur la remplaça auprès de Padre Castelano

    - Alors?

    - Elle a refusé, bien entendu... Mais il suffit qu'un "petit accident" arrive aux Yuang... Et dans six mois, elle aura intégré la famille...

    A life for a life



    Dans la grande Loi Universelle, Ling avait souvent entendu dire "une vie pour une vie". Une dure loi du Talion qu'elle ne pensait pas un jour, avoir à suivre.
    La clan Yuang dans la Pègre était l'un des rares à peu se salir les mains. Petit poisson au milieu des requins, ils vivaient d'escroqueries et de missions d'arnaques pour d'autres clans. Mao-Li était la première à porter une arme. Et sans doutes cela fit-il basculer son destin dans le rôle de la Némésis de sa famille.
    Il n'y avait pas que le Padre Castelano qui avait des vues sur des membres du clan Yuang. Meï, remarquable agent d'infiltration avait attiré les convoitises d'un clan rival et ce que les Castelano avaient projetés dans un délai de six mois finit par se produire à la fin de l'hiver 2001.
    La descente fut fulgurante. Meï et Mao-Li de sortie, Mun-Sû faisait une cible facile. Peut-être trop. Lorsque les deux femmes revinrent, le piège se referma.
    Meï qui venait de passer la porte de son domicile eut un bref cri étouffé, rapidement saisie en entraînée à l'intérieur. Attraper Mao-Li ne fut pas si simple. Voyant sa mère disparaître dans le noir, élevée à la prudence depuis ses premiers pas, elle attrapa rapidement son arme que jusque là, elle n'avait jamais utilisé pour tuer. Elle s'embusqua derrière un mur, enveloppée par les ténèbres d'une nuit de décembre et avisa les environs à portée de regard, cherchant un moyen d'entrer sans être vue. Les intrus savaient qu'elle se cachaient et déjà sortaient à pas de loup. Silencieuse, elle longea l'angle de la maison et se glissa par le soupirail de la cave. La résidence privée de Yuang était assez spacieuse et discrète pour que cette agitation n’éveillât pas l'intérêt d'un promeneur indiscret.
    Résumer la suite des événements fut difficile, notamment pour les forces de l'ordre lorsqu'au matin, un appel anonyme les avertit qu'il y avait eu un triste règlements de comptes à la demeure.
    Les corps de Mun-Sû et de Meï furent retrouvés dans deux pièces différents, ainsi que ceux de cinq hommes. Aucune trace de Mao-Li que la police suspecta la première. L'enquête définitive conclut à un chantage qui aurait mal tourné. Selon toute vraisemblance, Mun-Sû avait été tué le premier, Meï avait dû se défendre si l'on en croyait la reconstitution, et probablement avoir tenté de protéger sa fille.
    Mao-Li fut recherchée activement, pour plusieurs chefs d'accusations, notamment homicide involontaire, ce à quoi avait conclut l'enquête en retrouvant d'autres corps dans une autre partie de la résidence avant ou pendant l'exécution de Meï. Là dessus, la police n'arriva qu'à une déduction trouble. Pourquoi les intrus avaient fini par tuer leur précieux otage? Les avis se divisaient, mais le plupart se rangèrent à l'avis d'une réaction impulsive liée à des complications dans leurs plans.


    Suite à cela, Mao-Li disparut complètement.


    The girl with no name



    Mao Li avait quitté la résidence familiale en catastrophe et sans se retourner dès l'instant où elle avait trouvé les corps de ses parents. Encore mineure mais résolue, elle s'était embarquée pour un vol vers les États-Unis. Elle passa dix ans à se perfectionner à l'usage des armes et à vendre ses services de mercenariat aux causes les plus valides et aux bourses les plus généreuses. Ce qui, pour une adolescente fut un tour de force devint le quotidien d'une femme froide, implacable. Forgée aux écueils de sa dure jeunesse et de son existence jalonnée de morts, elle finit par se fermer totalement au reste du monde, ne laissant voir d'elle qu'une surface lisse, impersonnelle. Et Anonyme. Porter le nom de Mao-Li ou Ling étant devenu trop dangereux, elle prenait des noms d'emprunts à chaque missions.
    Ce fut au printemps de sa vingt-septième année, au cours d'une de ses missions qu'elle s'embarqua sur la Splendeur, bateau de plaisance français qui voguait au fil des mers pour les nouveaux riches. Mêlée aux passagers en tant que nouvelle parvenue, elle se rapprochait discrètement d'un contrat qu'elle espérait "conclure" avant le prochain port. La tempête qui surprit le navire l'ensevelit littéralement ainsi que de nombreux passagers.
    Le lendemain, Mao-Li se réveilla sur une plage de Marina Bay, trois jours exactement avant l'arrivée au port du Serenity...

    Fall and blood



    Dans "l'Octobre noir" qui vit le naufrage du Serenity et les ravages au port de Marina Bay, puis l'arrivée des Marcheurs, l'instinct premier de Mao-Li se réveilla: la survie. Un héritage pour lequel elle bénit chaque jour ses parents et un domaine où elle excellait. Si elle avait souvent rêvé d'une vie différente dans un contexte ordinaire, elle était heureuse que le karma ait joué ce tour ironique: sa vie entière d'arme incarnée prenait face à la situation tout son sens. Même pour une femme terre-à-terre comme Mao-Li, la survie passait encore avant la surprise. Il lui fallut cependant un peu de temps pour accepter l'évidence: elle avait débarqué en plein roman d'épouvante.
    Braquée dans une solitude sceptique, elle circule depuis entre groupes de réfugiés, se gardant de prendre parti pour l'instant des conflits d'intérêt qui opposent encore les vivants.
    _____________________


    [BON A SAVOIR]
    Ce que les joueurs rencontrant votre personnage devraient avoir à retenir, etc...

    > Difficile à "apprivoiser"
    > Solitaire et relativement égoïste
    > A bon cœur, mais le fait chèrement mériter!

     

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