• [Geek'n'RP]On connaît tous une Mary Sue...

    Qui s'est adonné un jour au plaisir délectable et si particulier du Rôle Play (affectueusement résumée en "RP") a certainement croisé une faune un peu particulière. Car le jeu c'est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais à l'avance sur quoi on va tomber (hein Forrest? :)

    Quand on parle RP, on parle implicitement "God-like" (le joueur surpuissant qui a toujours raison tout seul avec un cure-dent face à une armée sur-préparée sur un terrain hostile et qui s'en sort sans une égratignure après les avoir tous tués jusqu'au dernier #fucklalogique)

    On parle aussi "boulet" (là, la définition est si large qu'un seul exemple ne suffirait pas, mais dans l'ensemble, cela concerne le joueur qui n'a pas comprit le principe du jeu malgré des explications patientes -ou qui s'en moque- et qui fait n'importe quoi... au grand dam des autres...)

    Mais on parle un peu moins d'un spécimen pourtant fort courant que tout rôliste croise au moins une fois dans son parcours: la Mary-Sue

    [Geek'n'RP]On connaît tous une Mary Sue...

    (N.B: Les Mary-Sue se croisent initialement en littérature/Fanfiction, ne soyez donc pas surpris si même sans être joueur, cela vous rappelle peut-être quelque chose..?)

    Voilà ce que nous apprend l'ami Wikipédia:

    Mary-Sue, -au masculin Gary Stu ou Marty Sue-, est un terme péjoratif donné à un personnage de fiction représenté d'une manière idéalisée, sans défaut notable. Ce terme est habituellement utilisé dans les critiques de fanfiction. On le trouve également parmi les pratiquants de jeux de rôle anglophones.

    Il se rapporte généralement à un ou des personnage(s) créé(s) par l'auteur de la fanfiction, mais peut également être attribué à un des personnages du canon (œuvre originale), qui est alors décrit d'une manière idéalisée, que ce soit par l'auteur d'une fanfiction ou par l'auteur du canon.

    Ce qui distingue la Mary-Sue est la pureté de son caractère fantasmatique et la suridentification de l'auteur avec son personnage. Une Mary-Sue a toujours raison et est toujours appelée à un destin grandiose finissant de manière épique. On trouve a priori plus facilement des Mary-Sue de sexe féminin que masculin, mais ceci est du au fait qu'il est plus difficile d'admettre, selon les "normes" de notre monde, qu'un personnage féminin puisse être doté d'autant de qualités, par rapport à un personnage masculin (oui oui, le monde est sexiste).

    Le terme de Mary-Sue est une notion résolument subjective et visant la plupart du temps à déprécier la valeur littéraire du personnage visé. De ce fait il n'existe pas de définition propre de cet archétype : les auteurs qui tentent de le suivre à la lettre sont ceux qui veulent justement le parodier ou le subvertir. Tout « critère » définissant une Mary-Sue doit être replacé dans le contexte de l'œuvre où elle apparaît.

     Caractéristiques récurrentes

    • La suridentification de l'auteur dans son personnage :
    1. partage le(s) même(s) hobbies, opinions politiques, convictions religieuses, âge et nationalité que son auteur. Cela peut aller jusqu'à partager une forme idéalisée de son nom, de son aspect physique ou de sa situation socio-professionnelle;
    2. fait montre d'une haute moralité de type occidentale (morale individualiste fondée sur le bien-être des personnes du type liberté individuelle), même si c'est inadéquat pour son ethnie supposée ou l'univers dans lequel le personnage interagit (des esclaves dans l'Antiquité qui trouvent que l'esclavage n'est pas normal ; mariages forcés ou arrangés qui sont vécus comme répugnants, indépendamment des cultures ; application d'une morale religieuse inadéquate, comme la condamnation de l'inceste en Égypte antique...);
    3. aime/déteste les mêmes personnages que son auteur, surtout dans les fanfictions. Cela peut aller jusqu'à provoquer des situations dans l'intrigue de l'histoire (mariage entre personnages canons, réhabilitation du Méchant...) que l'auteur souhaiterait voir dans l'œuvre originale, qui s'accompagne d'amitié/amour ou puissante rivalité avec un ou plusieurs personnages canons de l'histoire originale;

    Note : Cette suridentification de l'auteur est appelée Self-Insert (« Insertion de Soi ») dans le monde de la fanfiction. Il s'agit d'un cas particulier des Mary-Sue, mais les SI peuvent être indépendants des caractéristiques bodybuildées habituelles (cas d'un personnage contemporain « largué » dans un univers qui lui est inconnu).

    [Geek'n'RP]On connaît tous une Mary Sue...

    • Des particularités du personnage pour le rendre plus attrayant (plus fort, plus beau, plus intelligent):
    1. pouvoir(s) surnaturel(s) d'une puissance extravagante;
    2. connaissances/compétences les plaçant devant les leaders mondiaux de la recherche technologique et/ou les opérations militaires ; l'auteur n'hésitant pas à les multiplier, dans des domaines extrêmement différents voire contradictoires ;
    3. grande beauté rehaussée par un détail rarissime (yeux couleur Améthyste...). L'auteur n'hésite pas à la décrire en détail en exprimant à quel point tout le monde est fasciné dans son entourage;
    4. possède un objet ou un animal exotique et/ou magique (batte de baseball magique...);
    • En contrepartie, l'auteur peut choisir de rajouter des défauts qu'il juge intéressants à son personnage, pour éviter qu'il ne soit entièrement parfait et donc qu'il soit impossible de s'identifier à lui :
    1. défaut à la mode évoqué mais idéalisé ou jamais interprété;
    • L'auteur veut que l'on plaigne son personnage, pour qu'il en ressorte grandi :
    1. un passé familial difficile, voire scabreux, impliquant négligences et abus, mais ne laissant que peu de traces dans son comportement
    2. tendance au sacrifice (de sa vie ou autre). 

    [Geek'n'RP]On connaît tous une Mary Sue...

    Voilà, à présent il faut se mettre en situation quand il faut jouer avec une Mary-Sue en pratique, cela donne parfois des résultats... Epiques!

    La Mary-Sue ne perd jamais/résout toute les situations avec des situations qu'elle estime brillantes (notez la nuance de jugement personnel) on retrouve un peu le concept du God Like en moins caricatural. Car une Mary Sue ne peut être vaincue, cela va à l'encontre de sa nature! Elle est l'héroïne incontestable et incontestée. Ce point qui n'est pas forcément gênant dans l'écriture individuel est en revanche assez agaçant dans un jeu collectif.

    La Mary-Sue est le personnage qui a tendance à prendre toute la place et ne pas connaître le sens du partage/de l'humilité. Comprenez, quand on est parfait, c'est dur de ne pas le montrer! 

    Bref, la Mary-Sue est ce personnage qui fait presque autant rire que pleurer, qu'on a tendance à vouloir éviter mais sans qui on aurait tendance à s'ennuyer!

    ...

    A côté de cela, il y a aussi des joueurs d'exception et de quoi les vanter, mais cela fera l'objet d'un autre article!

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