• Le pire est de plus en plus sûr

    Natacha Polony : Le Pire est de plus en plus sûr

     

    Tout les agrégés de Lettres ne méprisent pas la science-fiction, la preuve en est la parution d'un passionnant -et terrifiant- récit d'anticipation signé Natacha Pologny : « Le pire est de plus en plus sûr ».

    Cette ex-enseignante, bonne connaisseuse de l'école de la République dont elle dénonce depuis longtemps la faillite dans les médias comme dans ses ouvrages dépeint cette fois un tableau apocalyptique de ce que sera la système scolaire en 2020. Totalement autonomes, les établissements désormais baptisés François-Bégaudeau ou Philippe-Sollers sont libres de choisir leurs élèves, leurs enseignants et leurs programmes. Unique critère de sélection pour intégrer un lycée coté : la somme d'argent que la famille peut verser. Les foyers modestes sont donc contraints de se tourner vers les rares groupes scolaires gratuits où pointent les plus mauvais profs de l'académie. La contribution de l'État est si maigre que seuls les profs qui ont échoué à tout les entretiens d'embauche acceptent d'y enseigner.

    Excessif ? Pas tant que cela. L'auteur a simplement poussé jusqu'au bout la logique des réformes enclenchées ces dernières années. Programmes amincis, professeurs de moins en moins formés, proviseurs poussés à agir en gestionnaires : la grande transformation a déjà commencé. C'est le portrait d'une France divisée, plus inégale que jamais, l'aboutissement le plus logique de l'engrenage dans lequel l'Education National tend à glisser.

    Alarmiste mais pas défaitisiste, Natacha Polony affirme qu'il est encore temps d'enrayer le processus.

    Résumé:

    Le pire est de plus en plus sûr« Septembre 2020 : Hugo entre en 6ème. Il vient de fêter ses onze ans, mais il n’y a là rien d’impressionnant. Pas de passage de l’école primaire au collège, pas de multiplication des professeurs en fonction des matières. En fait, l’école a tant changé que son organisation n’a plus rien à voir avec ce qu’a pu connaître Victor, son frère aîné, qui vient d’obtenir le baccalauréat sur la base du contrôle continu. Encore moins avec ce qu’ont connu ses parents, qui ont fréquenté le collège entre 1985 et 1989. D’ailleurs, eux sont un peu perdus : l’école du « socle commun » commence désormais à cinq ans et se poursuit jusqu’à seize ans dans la même structure. La seule chose que savent ces parents inquiets, c’est qu’il faut s’y prendre très tôt pour inscrire son enfant dans les meilleures écoles, tant les différences entre établissements sont désormais un fait acquis. Plus question de laisser son enfant dans l’école du quartier sous prétexte que c’est plus pratique. La réussite se prépare tôt. Mais elle coûte cher… »


    "Le Pire est de plus en plus sûr" aux édition Mille et Une Nuits, 9€

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