• Les litté' de l'imaginaire, un genre Littéraire à part entière

    Les litté' de l'imaginaire, un genre Littéraire à part entière


    Pour beaucoup de monde, les genres de l'imaginaire ont pris leur envol (pour ne pas dire leur genèse) avec l'illustre J.R.R Tolkien et son extraordinaire univers, mais les genres de l'imaginaire font partie intégrante de notre histoire culturelle et littéraire. Certains intellectuels conformistes, conservateurs et étriqués s'empresseraient de crier au sacrilège, qu'on ne touche pas aux classiques mais c'est surtout à eux que j'ai envie de souligner cet étrange paradoxe. On ne reconnaît actuellement la plupart des genres de l'imaginaire que comme un sous-genre, un art mineur dans l'art d'écrire, parfois même une solution de facilité, alors que pour entrer dans un univers onirique, une grande imagination est de mise, et un travail plus grand encore est nécessaire pour ériger un contexte de qualité.
    Les premières épopées mythiques datent de l'antiquité gréco-latine où les héros de Troie, les Argonautes et autres fables tenaient une place importante dans la culture.
    Bien que je n'ai pas eu le plaisir de lire tout les classiques donnés à ma portée je ne pourrais que dresser une liste approximative et non chronologique de ceux qui m'apparaissent comme Fantastiques.
    Voltaire et ses contes philosophiques, telles que Candide, La Vénus D'Illes de Mérimée, La Morte Amoureuse de Théophile Gauthier, ... Et en cherchant chacun en trouverait d'insoupçonnés...

    Si les genres de l'imaginaire sont mal perçus de certains professeurs poussiéreux accrochés à leurs classicisme, c'est parce qu'ils ouvrent la porte à un monde irrationnel, imprévisible où la logique ne fait pas loi (mais pourtant pourvus d'une cohérence interne la plupart du temps, qui les rend crédibles et accessibles). Car le discours si souvent tenu par les "puristes" de littérature, qu'ils soient ou non auteurs, est qu'il est facile de créer une bonne histoire fantastique. Mais une recette n'est pas nécessairement simple dès l'instant où l'on en possède tous les ingrédients... Encore faut-il savoir quand comment et dans quelle proportions les utiliser.
    Écrire dans les genres de l'imaginaire n'est pas réservé à d'anciens rôlistes qui parlent des aventures Donjons et Dragons de leurs personnages (sans offense pour ces derniers dont je fais partie). Sorti des clichés, il existe des possibilités infinies.

    Le réalisme peut même contre toute attente être plus facile d'accès à l'écriture, car il ne demande pas de quitter les sentiers battus du quotidien, et ne requiert pas la mise en place de nouveaux repères à travers un développement contextuel poussé pour le lectorat.
    Aujourd'hui, les genres de l'imaginaire commencent enfin à être reconnus, sans toutefois être acceptés comme des genres à part entière de la littérature. Pourtant, de nombreux auteurs actuellement en plein essor, ou même déjà connus défendent fièrement leurs couleurs.
    L'écriture est par excellence un plaisir. Un auteur donne une part de lui-même en ce qu'il dédie à ses lecteurs. L'essentiel n'est donc pas de décrocher un prix mais de mettre tout son cœur dans une histoire, et d'être capable de transporter celles et ceux qui la liront par la seule force des mots.

    J'ai aussi souvent vu le reproche adressé aux litté' de l'imaginaire de ne porter aucun message réellement profond. En tant que lectrice, je ne peux qu'en déduire que les personnes qui prétendent cela n'ont pas ouvert beaucoup des livres qu'elles critiquent. Car bien souvent, les univers originaux et les contextes fantaisistes sont le terreau fertile de critiques sociétales, de plaidoyers contre les haines, de mise en garde contre les dérives d'un système, et j'en passe. Travailler une critique sociétale via un monde différent est souvent plus porteur de sens, car cela permet de mettre en exergue les points dénoncés, hors de tout repère familier qui tendrait à les banaliser. Les romans de l'imaginaire ne sont pas que de vains divertissements destinés à de grands enfants qui refusent de vieillir, cette catégorie est tellement protéiforme qu'elle englobe de nombreuses œuvres riches, profondes, diversifiées, drôles et sérieuses à la fois, engagées, intelligentes. Avec également dans la liste, quelques romans dédiés au divertissement.

    Évidemment, je serais vraiment de parti-pris si je prétendais que tout est bon, et que ce genre n'a pas aussi quelques nanars, ou quelques œuvres honteuses. Mais cela reste vrai pour tous les genres littéraires, et dépend directement du facteur humain. Il n'en demeure pas moins vrai que les litté' de l'imaginaire ont un incroyable potentiel à offrir, et ne sont pas de vaines lectures.


    Et peut-être qu'un jour les dinosaures qui font la pluie et le beau temps dans le classement des livres accepteront ce style dans leurs académies...
     
     

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