• Wonderful Days

     

    WD

     

    Date de sortie cinéma : 16 juin 2004
    Film déjà disponible en DVD depuis le : 20 juin 2007
    Réalisé par Kim Moon-Saeng
    Titre original : Sky blue
    Long-métrage coréen .

    Genre : Animation , Science fiction
    Durée : 01h27min Année de production : 2004
    Distributeur : Pathé Distribution

    WD

    Synopsis : En 2142, la civilisation a été détruite par la guerre et la pollution mais les survivants qui maîtrisaient la technologie ont construit une ville où la nature est restituée : Ecoban. La seule énergie d'Ecoban provient de la pollution. Les habitants d'Ecoban envisagent de détruire ceux de Mars pour emmagasiner encore plus de produits polluants. Un seul homme se dresse contre Ecoban : il veut juste retrouver le bleu du ciel !

    WD

    Critique Télérama:

    Note: TT

    Genre: Guerre des cités 

    Les visages, masques graciles, appartiennent à l'univers du manga. Les décors, époustouflants, s'étendent plutôt sur les terres sombres de la SF occidentale, tendance Métal-hurlant. Chaos de rouille post-apocalyptique contre ville-lumière cristalline: la pollution et les guerres ont fini par avoir raison de la planète, sur laquelle la vie s'est atrophiée. Seule une cité lumineuse, oupulente et fière, se dresse dans le Pacifique Sud, au milieu d'un enfer de boue et de ferraille.

    Jalousement fermée sur elle-même, cette société raffinée mépriseet exploite ceux du dehors, qui tentent de survivre sous d'incessantes averses radiocactives. C'est dans une fable écolo, parabole (trop?) limpide sur les déséquilibres contemporains, que Moon-saeng installe un triangle amoueux farouchement romantique: Jay, femme flic rêveuse et grave; Simon, son supérieur et Shua, le beau rebelle.

    WD


    Les prouesses techniques (mélange d'animation traditionnelles, d'images de synthèses satinées et de prises de vues réelles) donnent le vertige. Mais le film fait aussi la part belle à l'aventure, déchirant de longs plans  contemplatifs d'accès de violence d'une frénésie chorégraphique. Suivant ce rythme, Wonderfiul Days nous enivre et s'enivre jusqu'à l'apothéose, lacrylame et échevelée.  

    Céline Mury pour Télérama

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  • Judge

     

    Auteur: Yoshiki Tonogai

    Public: Averti

    Genre: horreur, suspens, thriller

    Nombre de volumes parus en France: 2 (série en cours)

    Judge

    Je voulais faire ma propre critique de "Judge", mais j'en ai trouvé une qui me plaisait beaucoup. La mienne suivra

    [critique de Kirahorde pour Gameblog]

    La première chose qui saute aux yeux est évidemment la couverture qui ressemble à s'y méprendre à celle de Doubt, la précédente série de l'auteur. Une telle ressemblance est forcément assumée mais de ce fait, pour ceux qui ont lu Doubt, la comparaison sera inévitable.


    Deuxième chose qui surprend : l'épaisseur du livre au-dessus de la moyenne. Mais ne vous méprenez pas car ce n'est pas pour cela que le temps de lecture sera prolongé.
    Judge est un manga basé sur l'ambiance et comporte peu de dialogues et beaucoup de pages décrivant les lieux et les visages des protagonistes.

    Il est clair que dans ce genre d'histoire, on veut avoir peur et être surpris et pour cela, il faut un scénario qui tient la route ou alors un don pour établir une ambiance vraiment particulière.
    Dans ce premier tome, l'auteur pose les bases de son histoire d'une manière un peu trop rapide ce qui est assez déroutant. 

    Pas le temps de se poser des questions et d'imposer une tension psychologique : l'auteur préfère nous mâcher le travail en révélant un point clé du scénario qui aurait pu être laissé à la réflexion de chacun pour une meilleure immersion.
    Du coup, difficile de vraiment s'impliquer dans l'histoire.

    Le scénario de base se révèle pourtant intéressant même si l'idée des sept péchés capitaux sent le réchauffé.
    Proposer de faire éliminer un candidat périodiquement par l'ensemble des personnes impliquées est digne des meilleures émissions de télé-réalité et comme dans celles-ci, les conflits devraient être inévitables...et c'est le point positif de cette œuvre pour le moment puisque les retournements de situation peuvent être multiples dans ces conditions et feront sans doute ressortir les pire travers de l'espèce humaine.

    Ce premier tome de Judge laisse une impression étrange de trop et de pas assez : trop de révélations mais pas assez de consistance.
    La lecture s'avère très fluide et arrivé au bout, on ne peut qu'être frustré de devoir attendre pour lire la suite puisqu'on a l'impression qu'il ne s'est presque rien passé.
    L'auteur va devoir redoubler d'efforts pour nous surprendre étant donné qu'il en a déjà peut-être trop dit.
    Une impression mitigée pour ce thriller qui pourrait pourtant s'imposer comme un bon divertissement grand public si le scénario était un peu plus rondement mené et si l'auteur arrivait un peu plus à nous impliquer.

    Ce n’est pas une suite de Doubt, même si ça y ressemble

    Après Doubt, Yoshiki Tonogai nous revient avec ce Judge. Les deux œuvres, même sans êtres des suites ont beaucoup de points en commun.

    En effet, difficile de ne pas comparer Judge à Doubt tant les similitudes sautent aux yeux. La première et la plus évidente est la couverture. On retrouve la même composition, le même esprit avec des jeunes gens affublés d’un masque animalier alignés à la façon d’une reconnaissance d’un criminel, comme on le voit dans les films et les séries.

    On retrouve cette ressemblance dans le synopsis global avec ce huis clos angoissant, où la mort plane sur de jeunes gens pas si innocents que ça. L’histoire semble très proche, à la différence que les règles du jeu ont changé et qu’ici c’est les individus qui choisissent la victime.

    Même si ce point de détail est peu visible dans ce premier tome, qui se veut surtout introductif, il pourrait bien être le point central et qui différencierait bien les deux mangas.

    Autre point important ici, c’est la notion des 7 péchés capitaux. Le jeu tourne autour de ce principe. Mais dans ce premier volet, à part le péché d’Hiro, on ne sait pas grand chose des autres, et on ne sait pas non plus comment se sera exploité par la suite. En revanche, on commence très nettement à voir quel personnage représente tel péché. La colère et l’orgueil sont rapidement identifiables.

    On retrouve aussi beaucoup de similitudes dans le schéma narratif et les ficelles utilisées. Sans trop spoiler, tout débute avec un flashback dans la vie réelle, pour enchainer sur le réveil dans un lieu sordide et sans rien comprendre à la situation.

    Évidemment la ressemblance entre les deux titres est frappante et on peut craindre une construction et des rebondissements identiques. Mais pour l’instant, difficile de se prononcer car ce tome se veut très introductif. On ne rentre pas totalement dans les phases captivantes du jeu. Les concepts de vote et de péchés capitaux sont un peu laissés de coté.

    Yoshiki Tonogai nous explique donc un peu le principe du « jeu », les règles et les « joueurs ». Il nous présente également rapidement le héros, Hiro, et son passé, son péché et donc pourquoi il est là.
    Pour le moment, les différents personnages sont peu développés et manquent d’un peu de charisme. C’est d’autant plus vrai pour le héros qui est un peu trop niais et candide. De plus, pour l’instant ils font un peu trop caricaturaux. Ça peut manquer de finesse dans leur description.

    Au niveau du scénario, je me répète, mais c’est un tome essentiellement de présentation. Il y a peu de révélations, retournements de situation ou intrigue. De fait, pour le moment, on ne ressent pas une grande tension. Le suspense n’en est qu’à ses prémices et ce n’est pas suffisant pour nous faire frémir.
    Graphiquement, le mangaka nous offre des traits soigné, des personnages bénéficiant d’un bon charadesign et assez expressifs. Les arrières plans sont assez détaillés et contribuent à jouer sur l’ambiance. Mais forcément, ils sont un peu limités vu que ça se passe en huis-clos.
    On notera aussi que Yoshiki Tonogai semble apprécier de représenter des masques d’animaux qui sont bien réalisés et que l’on retrouve aussi dans Doubt.

    Le découpage est assez efficace et contribue à créer un suspense. Là, je trouve que le mangaka maitrise cet aspect.
    Par contre, contrairement à Doubt, j’ai trouvé que l’ambiance de Judge était moins maitrisée, moins oppressante. Mais comme ce n’est que le début ce n’est pas inquiétant.

    Pour conclure, Judge est clairement dans la continuité de Doubt. On y retrouve énormément de point commun aussi bien sur la forme (couverture, apparence des personnage, découpage) que sur le fond (huis clos angoissant, schéma narratif…) Il est donc difficile de s’empêcher de faire la comparaison avec Doubt. Et s’il on fait ça, on est un peu déçu parce qu’on n’a pas l’impression d’une création originale. C’est bien fait, pas de doutes, mais ça ressemble trop à Doubt. En revanche pour ceux qui n 'ont pas lu Doubt, le résultat est plutôt convainquant. Yoshiki Tonogai maitrise ce genre de récit et d’atmosphère.

    Ce Judge – tome 1 est également très introductif. Le mangaka n’est pas encore pleinement rentré dans son récit et on a sent que le titre n’a pas atteint son potentiel. Les points différenciant par rapport au précédent manga de Tonogai ne sont pas encore exploités (principe des péchés capitaux et votes).

    Même si Judge déçoit un peu, on sent qu’il a le potentiel pour être un bon thriller angoissant. Mais pour cela il va devoir s’écarter de Doubt et exploiter pleinement les spécificité de Judge.

    Pour ma part, Judge a su susciter ma curiosité. Du moins assez pour avoir envie de lire la suite. Je n’ai pas envie de me baser que sur ce tome 1, trop introductif pour se faire un avis définitif. D’autant plus que pour moi le potentiel est là. Reste à voir comme Yoshiki Tonogai va l’exploiter.

    Un thriller à surveiller très attentivement, qui même s’il ne convainc pas totalement sur ce premier tome, pourrait se révéler très plaisant à lire.

    ****

    Un nouveau jeu sadique: Le tome 2 de "Judge" laisse entendre un déroulement plus lent et plus long de la série. Comme l'a très préciusément décrit la critique de Kirahorde, le début est lent et sent le réchauffé, mais à partir du tome 2, l'histoire commence à prendre un peu d'élan, quelques rebondissements viennent pimenter l'atmosphère "à la Doubt", certains plutôt prévisibles, d'autres un peu moins. L'auteur aime à laisser son lectorat sur un cliffhanger même si avec un peu d'anticipation, on devine le début du volume uivant et l'ambiance qui y régnera. Les caractères prennent un peu de relief même si le héros reste toujours un peu terne. Si l'on pousse encore la comparaison Jugde/ Doubt, le Tome 2 fait pâle, faiblard et manque d'accroches comparé à la première série de Yoshiki Tonogai. Mais dans la continuité de l'histoire de Judge, le deuxième volume prend des allures de "transition" d'un point à un autre de l'histoire: certains personnages se révèlent, le jeu avance doucement sur l'échiquier même si le potentiel de l'histoire reste encore largement brut, inexploité.

     

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    2 commentaires
  • Titre original : Kaze no tani no Naushika 
    Long-métrage japonais .

    Genre : Animation , Drame , Science fiction
    Durée : 01h56min Année de production : 1984
     



    Synopsis : Sur une Terre ravagée par la folie des hommes durant les sept jours de feu, une poignée d'humains a survécu. Menacée par une forêt toxique qui ne cesse de prendre de l'ampleur, cette poignée de survivants attend le salut de la princesse Nausicaä, capable de communiquer avec tous les êtres vivants.

     

     Du film au manga

    Nausicaä de la Vallée du Vent

     

    Nausicaä de la Vallée du Vent - le manga

     

    Critique Manga : Nausicaä de la Vallée du Vent - le manga par juro - le 24/12/2005Si le film est bien évidemment reconnu comme un chef d'oeuvre de l'animation, le manga de Nausicaä de la Vallée du Vent illustre toute l'importance que Hayao Miyazaki a pris en une seule bande dessinée. Le manga se démarque par un scénario densifié qui s'étale sur sept volumes alors que le film ne reprend que les deux premiers. Avec des thèmes forts et un dessin impeccable, la séduction s'opère dès les premières pages et le voyage dans cet univers fantastique se propage entre bonheur et féerie. La reparution chez Glénat de cette oeuvre gigantesque ne devrait pas laisser indifférent de nombreux lecteurs...

    La nature contre-attaque


    NausicäaLe monde industriel n'est plus. La guerre des ‘sept jours de feu' a provoqué de graves troubles, la civilisation est revenue des centaines d'années en arrière du point de vue technologique mais ce sont surtout les irrémédiables changements à la surface terrestre depuis mille ans qui sont frappants. Désormais, la Terre est recouverte d'une immense forêt luxuriante, le Fukaï, dominée par la faune locale particulièrement incontrôlable. L'écosystème a connu un développement aussi terrifiant que formidable, devenant une zone dangereuse pour les hommes qui se trouvent confinés près des littoraux lointains alors que le Fukaï ne cesse de s'étendre. Seule la verdoyante vallée du vent est relativement épargnée, devenant ainsi le centre d'attention des empires guerriers prêts à conquérir de nouvelles terres par tous les moyens. La situation est catastrophique ; reste l'espoir décrit dans une prophétie, l'attente d'un sauveur. Peut-être que ce sera la princesse Nausicaä à la fois proche des hommes et inconsciemment attirée par la forêt...

    Même si le scénario n'est pas très original, la richesse des ses réflexions rend l'oeuvre pleine de qualités. Le résumé montre la partie visible de l'intrigue mais celle-ci se complexifie avec la découverte d'un monde qui se révèle posséder un contexte géopolitique déroutant, parabole certaine des conflits touchant aux réels problèmes environnementaux d'aujourd'hui à l'échelle du globe. L'environnement prend une place grandissante dans le film, l'ensemble des questions tourne autour du Fukaï. La force du scénario de Miyazaki est de prendre le problème à revers car c'est bien la forêt qui empiète désormais sur le monde des hommes, se vengeant des sévices subis pendant des siècles : la Terre se rebelle, la toute puissance humaine a disparu en même temps que sa technologie.
    La disparition de la technologie est le résultat de la guerre, horreur absolue pour le réalisateur. A travers une majeure partie de ses films, Miyazaki s'est attaché à démontrer sa hantise et c'est certainement Nausicaä qui y parvient le mieux. Parabole une fois de plus. Un monde détruit victime d'une catastrophe, qui ressemble fortement à un désastre nucléaire, ravageant le monde et ayant des effets indéterminables sur la nature, créant une nouvelle espèce dominante ressemblant à des sortes de vers de terres qui auraient muté en gigantesques êtres rampants dont la conscience se révèle insondable jusqu'aux derniers instants. Ce monde renaissant est perdu, sous le joug de dangers non envisagés et dont les hommes sont toujours inconscients, à part la minorité de la vallée du vent. La bêtise des hommes avides de pouvoir et de possession supplémentaires est pointée du doigt sans complaisance.

    Ecologie primaire

    La narration plonge immédiatement dans le bain et le format papier laisse plus de liberté à l'auteur pour développer son univers et explorer en profondeur des thèmes qui ne sont que soulevés dans le film. Avec maestria et pas mal de talent pour introduire des situations et des propos inattendus, Miyazaki fait de Nausicaä un martyr qui en donnerait presque les larmes aux yeux. Sans crier gare, le lecteur se laisse séduire même s'il connait l'histoire et se laisse de nouveau surprendre par les multiples facettes du manga. Il est intéressant de noter que d'un support à l'autre, le mangaka a fait peu de concessions et que la grand epartie de son message soit reproduite de manière intacte. Du grand travail.

    Graphiquement, Miyazaki s'offre le luxe de livrer un travail presque parfait. Etalé sur le temps, l'ensemble des tomes de Nausicaä bénéficie d'un soin particulier à travers lequel le peaufinage et le remplissage sont exceptionnels. Le trait est fin, proportionné dans une justesse relative, avec quelques hachures pour un rendu tout bonnement magnifique. Le manga est d'une richesse graphique rare, plein de détails et superbement servi par un découpage classique et clair. Ce travail illustre parfaitement les scènes retrouvables dans le film et laisse une impression en tout point somptueuse. Si Glénat a eu la bonne idée de servir le manga sous un grand format et avec un encrage plus que correct, le papier est trop fin, un peu transparent. Reste à voir si la nouvelle version qui sortira prochainement consentira à corriger ces légers défauts qui ne perturbent, cependant, en rien la lecture.   

    Nausicäa reste à tout jamais un conte intemporel, parlant et important. Un chef d'oeuvre graphique et scénaristique tellement rare que reparution est un événement attendu depuis longtemps. Glénat l'a enfin compris. Merci.

     

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  • Expo hommage à Satoshi Kon

    Expo hommage à Satoshi Kon

    Expo hommage à Satoshi Kon

    (Merci à Nephyla pour l'info!)

    Il y a peu à dire, pour une fois l'article ne sera pas long car tout est dans le site en lien, mais le papa de Paprika, Perfect Blue, Paranoïa Agent et bien d'autres trouve la vedette dans une expo rien que pour lui! A visiter!


     http://www.catsuka.com/satoshikon/fr/

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