• On a toujours l'âge de rêver

     

    Il y a un phénomène curieux typiquement humain qui nous pousse à l'insatisfaction constante. Les enfants dans leur langage usuel et dans le mode de pensée emploient souvent la formule "quand je serai grand" avec des projets plein la tête.

    Les adultes d'un certain âge, un peu désabusé et nostalgique de leur jeunesse ont tendance à l'inverse au "Quand j'étais jeune"... (ou au classique "De mon temps...")

    Fuite en avant, fuite en arrière... Mais pourquoi?

    L'enfance, quoi qu'en pensent les principaux concernés est l'âge d'or d'une vie, même si Léo, le grand à l'école nous fait des misères et que Julie veut plus être ma copine, l'enfance reste l'époque des jeux, de l'aprentissage, des rêves... Un enfant a tout devant lui, à sa portée et ce qui ne l'est pas lui sera accessible plus tard. Il a le temps, un entourage, une instruction et en principe, l'innocence.

    L'âge mûr a aussi ses grands avantages: un regard plus serein et posé sur le monde, la sagesse d'aimer et profiter des choses simples, un regard complet de la vie... Un esprit critique forgé par le temps et les épreuves.

    Et pourtant...

    On regrette d'être petit comme on regrette d'être grand, on vit dans le futur ou on se remémore le passé mais il n'y a pas réellement un âge où l'espèce humaine à l'apogée de sa civilisation vive dans le présent!

    Pourtant aujourd'hui, nous disposons d'un confort de vie inimaginable il y a cent ans, complètement fictif il y a trois cent ans. Mais tant il est vrai que notre monde nous offre beaucoup, c'est une couche de vernis sur du bois vermoulu. Pauvreté, inégalités sociales, violence, rien que ces trois termes s'appliquent à une grande partie de l'Europe et aux pays en voie de développement en particulier, à tout les autres en général. Ce qui risque d'en résulter ne pourra pas être bon au train où vont les choses.

    On a toujours l'âge de rêver, et moi je rêve de changer notre présent pour un avenir meilleur. Différent. Sans préférence politique, je rêve d'une utopie équitable entre individus et entre pays.

    Les enfants doivent continuer de rêver dans leur pleine innocence, tout en ayant tout de même conscience qu'il est important de s'occuper du monde de demain dont ils seront les futurs adultes, même si la géopolitique c'est barbant.

    Et les adultes d'aujourd'hui, désabusés par les inégalités et les coups bas, pour leurs enfants et leurs petits enfants devraient continuer à défendre un idéal. Les idéalistes sont des fous qui arrivent parfois à faire fleurir un projet de vie meilleurs.

    On a toujours l'âge de rêver. Un jour, il faut faire de nos rêves une réalité.

     

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