• [Réflexion]Compétition, une graine de discorde

    Depuis la petite enfance, nous, sociétés développées occidentales formatons les enfants au principe de la compétition.

    - "Tu as eu combien à ta dictée? 12? La moyenne est de 10? Et qui a eu la meilleure note? La prochaine fois, tu feras mieux que lui/elle!"

    Voilà un exemple-type de l'entretien de l'esprit de compétition. L'enfant prend le pli et les surenchères innocentes du genre "moi pour les vacances je pars à la Baule!" " Eh ben moi je pars à Chypre!" "Oui mais là bas y aura une piscine"! " Oui mais nous, on aura un bâteau"! deviennent alors un sport un peu plus agressif: le but, avoir plus et mieux que le copain.

    Attention, ceci n'est pas une vérité universelle, mais une tendance! Toutefois, si je ressens le besoin d'en parler, c'est pour en dénoncer des effets quelque peu pervers.

    On nous parle de "compétitivité" actuellement en économie nationale. Pour ceux qui ne savent pas comment décoder ce terme, la traduction revient à "payons moins pour plus de travail afin de nous aligner sur le marché le plus juteux/ faire un maximum de profit.

    Quid de l'humain dans tout cela? Eh bien l'humain n'a qu'à s'adapter que diable!

    Notre société a perdu tout sens commun, toute notion de valeurs, a oublié que l'argent est au service des peuples, et non l'inverse. L'argent est un outil, la seule valeur suprême, incontestable et sans prix dans ce monde c'est la vie. Une vie ne se monnaye pas, ne se marchande pas. L'inverse n'est rien moins que de l'esclavage déguisé.

    On peut en vouloir au Libéralisme d'entretenir ce marché à l'hyper-compétitivité sans se préoccuper de ce qui devrait pourtant être le mot d'ordre premier; l'humain. Mais l'esprit de compétition, ce besoin de se mettre en rivalité avec autrui est aussi et surtout une tendance humaine, un fâcheux penchant relativement égoïste, qui, s'il sublime l'ambition ne rend pas heureux.

    Les adeptes de la compétition sont dans la recherche de la surenchère, oubliant ou ne voyant pas ce qu'ils possèdent déjà. C'est la course au "toujours plus" alors que le bonheur est une question d'état d'esprit, et non un bien mercantile. Et au final, dans cette quête perpétuelle du Graal, les compétiteurs passent bien souvent à côté de ce qu'ils ont.

    On ne peut être heureux au travers d'un rapport de force qui nous opposent aux autres, du moins, je ne puis y croire. Le "toujours plus haut, toujours plus loin", parfois au détriment de son prochain maintient les gens dans un état de recherche inassouvie.

    Un peu de compétition à certains moments de l'existence peut être un exhausteur, une impulsion dans la dynamique d'une vie.

    Faire de la compétition un but, c'est se perdre dans une impasse, perdre de vue les choses les plus simples et les plus agréables. Oublier que la collaboration, la solidarité et l'entraide apportent sur le plan humain bien plus qu'aucune somme d'argent ne saurait jamais acheter.

    Les valeurs humaines se perdent.

    Les humanistes sont plus indispensables que jamais à notre époque.

     

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