• [Réflexion] La gentillesse, vous et moi

    (Toutes mes excuses à l'avance, ce billet risque d'être pas mal "moi-je" étant donné qu'il s'agit d'un mea culpa)

    [Réflexion] La gentillesse, vous et moi

    La lecture de ce billet sur le mythe du mec trop gentil m'a remué les méninges.

    Je partage tout à fait le point de vue de la blogueuse et vous invite chaleureusement à lire son analyse fine et pertinente de la gentillesse intéressée et l'influence de la société sur les attentes de certains "gentils". (Il ne s'agit pas de généraliser, les "vrais" gentils désintéressés existent aussi.)

    Bien que la réciproque féminine de ce phénomène ne soit pas systémique (la société n'encourage pas les femmes à être gentilles avec les hommes en vue d'obtenir des relations sentimentales/sexuelles, ou  en tout cas beaucoup moins), ce billet m'a fait réfléchir plus globalement que dans le cadre du "mec gentil".

    Et je me suis rendue compte que moi-même, qui me considère comme quelqu'un de gentil (qui essaie d'épargner les autres, qui soutien, qui compatis...) j'avais parfois dans certaines de mes réactions des intentions intéressées.

    Que parfois, j'ai viré dans une forme de chantage affectif (principalement en amitié) "je suis gentille avec toi, pourquoi tu m'ignore?"

    Et de le réaliser me fait honte.

    Mes amis ne me devaient (et ne me doivent) rien.

    Bien sûr, on ne peut pas revenir sur ce qui a été, pourtant j'aimerais avoir un TARDIS et arriver juste avant ce genre de scène, mettre une tarte à mon moi du passé et lui dire "c'est pas ça la gentillesse espèce de cruche!". Sans doutes cela m'aurait-il évité pas mal d'erreurs.

    Mais comme on ne peut pas revenir en arrière, autant faire en sorte que l'avenir soit meilleur!

    Finalement être gentil, c'est quoi?

    C'est donner sans attendre en retour, juste pour le plaisir d'aider/de soutenir/ de contribuer. Le principe d'un cadeau sincère n'est pas d'espérer une réciprocité mais de faire plaisir. La gentillesse, c'est la même chose.

    En général, la plupart des gens le savent. Mais il y en a comme moi qui réalisent parfois tardivement que ce n'est pas forcément simple et que même des gens plutôt tournés vers les autres ont leurs moments plus ou moins honteux.

    Mais n'avoir pu ne pas être tout à fait un vrai "gentil" parfois ne vous condamne pas à être incapable d'être gentil à vie, et quelques erreurs de jugement ne devraient pas entacher la sincérité d'autres intentions. (ceci n'étant pas pour défendre mon cas mais plus généralement les personnes qui se trompent avec la gentillesse, et il y en a pas mal...)

    Je sais que je n'ai pas toujours été une "vraie gentille", au moins en partie. Parce que je voulais tellement des amis, je voulais tellement être aimée et rompre avec la solitude que j'essayais de me rendre la plus aimable possible en pensant que je recevrais en retour une mesure égale de ce que je serai capable de donner. Et je donnais beaucoup en espérant cette réciprocité. C'était une erreur dans l'intention. Ça partait d'un sentiment égoïste.

    Et j'ai fait peur à des tas de gens. J'en ai blessé d'autres.

    Aujourd'hui j'aime mes amis pour ce qu'ils sont. Je ne leur demande plus de m'aimer (même si je suis contente que ce soit le cas!), et je donne toujours beaucoup sur le plan affectif, ça je doute pouvoir le changer. Mais en retour, j'attends simplement qu'ils soient heureux, que ça puisse les aider, que je puisse leur être utile et qu'ils aillent bien. Et de savoir qu'un soutien opportun a pu servir à quelqu'un pour lui permettre de se remettre d'aplomb est une "récompense" qui n'a pas de prix.

    Je ne dis pas être fière d'être gentille, ce serait très présomptueux de ma part. Mais je suis heureuse d'être utile et d'avoir trouvé ma place.

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