• RsA: 7h de travaux d'intérêt publique?

    RsA: 7h De Travaux d'Intérêt Géréral pour justifier de l'aide

    La nouvelle est tombée, la motion est passée. Les titulaires du RsA devront effectuer désormais 7h de travail hebdomadaire pour "justifier" leurs droits à cette aide. Encore à titre expérimental, cette décision va être appliquée à quelques départements-tests incluant les DOM TOM. Face à la crise, la seule réponse du gouvernement est de resserrer l'écrou autour des classes les plus défavorisées.

    Techniquement, cette loi est inappliquable, moralement, elle est honteuse. Les titulaires du RsA sont des personnes en détresse, en situation de pauvreté voir d'extrême pauvreté pour certains, d'honnêtes travailleurs qui s'échinent dans une entreprise agricole sans arriver à joindre les deux bouts pour d'autre, d'autres encore en situation de handicazp n'entant dans aucune cases des emplois classiques ont besoin d'emplois aménagés moins payés ou à mi-temps. Autant de personnes de bonne volonté mentalement et physiquement à leur maximum. Quant aux chômeurs de longue durée d'abord visés par le gourvernement par cette mesure, ils ne demandent rien moins que la dignité d'un véritable emploi rémunéré à la valeur de leurs comptences et non plafonés par le SMIC.

    C'est une double gifle. Au sein de la société actuelle, être bénéficiaire d'une aide sociale est moralement difficile dans la mesure où la pression sociale, économique sont tels qu'il est presque "honteux" d'être dépendant du système. Et désormais, les titulaires subissent la deuxième punition de devoir fournir 7h de travail d'intérêt publique. Un bonnet d'âne pour une classe populaire déjà pénalisée...

    C'est l'arbre qui cache la forêt. Pourquoi choisir les classes défavorisées? Parce qu'elles existent et sont de plus en plus importantes. Mais n'est-ce pas le reflet significatif que notre système ne fonctionne pas? On cache les symptômes sans soigner la maladie. Dans un pays où, rappelons-le, il existe encore des paradis fiscaux, où l'Impôt sur la Grande Fortune n'est pas ensviageable et envisagé, un pays inégalitaire et de moins en moins solidaire.

    Les personnes touchant le RsA ne sont pas des tire-au-flanc dont le seul but est de vivre aux crochets de la société, ou ceux là sont une minorité non représentative. Ce sont pour l'essentiel des gens qui essaient de survivre et de s'en sortir honorablement, des parents célibataires, des personnes en transition.

    La vraie question est "pourquoi prendre comme responsable l'aboutissant et non la cause du problème économique français? "


    Ci-après, un témoignage recueilli sur Zinfo.com


    RSA: Pour Nassimah Dindar une mesure "moralement répréhensible"


    Source: Zinfo.com

    Nassimah Dindar, la présidente du Conseil général, réagit à la décision du gouvernement d'expérimenter sept heures de travail obligatoire par semaine pour les bénéficiaires du RSA. Une mesure qu'elle qualifie de "techniquement irréalisable, financièrement insoutenable et moralement répréhensible"."Le Conseil général a toujours été le fer de lance de la politique d’insertion dans le département et y investit chaque année près de 560 millions d’€.

    Chaque fois que des mesures de nature à améliorer le sort des bénéficiaires des minimas sociaux et à contribuer efficacement à leur insertion professionnelle et sociale ont été proposées, la Collectivité s’est portée volontaire pour l’expérimentation des dispositifs correspondants.

    C’est ainsi que nous avons été département pilote pour les contrats d’avenir en 2005 tout comme pour les contrats uniques d’insertion en 2008.

    Mais face à ces CUI de 7 heures hebdomadaires de travaux d’intérêt généraux annoncés hier par le Président de la République, force est de constater combien cette mesure est techniquement irréalisable, financièrement insoutenable et moralement répréhensible.

    Mon devoir de Présidente de Conseil général est de jouer pleinement mon rôle de bouclier social, de dénoncer ce genre de dispositif et de refuser de prendre part à toute expérimentation.

    Le gouvernement entend mettre en place pour les bénéficiaires du RSA une obligation d’activité, sous forme de CUI de 6 mois, renouvelables une fois, et rémunérés au SMIC, soit 214 par mois pour 7 heures.

    Or, il faut savoir qu’à La Réunion, les CUI représentent déjà chaque année un volume de 7 millions d’heures de travail à réaliser pour près de 7000 contrats.

    Si cette nouvelle mesure venait à être mise en oeuvre dans notre département, elle aurait pour effet de démultiplier ce volume d’heures de travail et de le porter à 17 millions d’heures – et ce en ne prenant en compte que les seuls bénéficiaires du RSA immédiatement disponibles pour un emploi (50%).

    Il n’y a pas de politique qui vaille en dehors des réalités. Ce n’est ni raisonnable ni responsable de vouloir faire croire aux Réunionnais qu’on va être capable de trouver autant d’heures de travail à leur faire faire.

    Cela d’autant plus que sur les 7000 contrats disponibles cette année, il y a encore 2000 contrats qui peinent à se concrétiser faute d’entreprises, de communes ou d’associations supports.

    Les bénéficiaires du RSA à La Réunion veulent travailler, non pas 7h mais au moins 22h ou 26h et voire 30h par semaine afin de toucher un salaire décent.

    Ce n’est pas en stigmatisant une catégorie de la population que l’on contribuera à son insertion.

    En ces temps de crise, le pays n’a pas besoin de davantage de division mais de davantage de cohésion."

    *****

    Et pour montrer le contraste de train de vie entre Français...

     

    RsA: 7h de travaux d'intérêt publique?

    LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE. Certains devraient méditer sur le sens de ces trois mots gravés sous le drapeau.

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