• [Société]Le syndrome Brigitte Bardot

    Parmi les exemples qui tendaient à prouver qu'une proportion de la population est incapable de faire dans la demi-mesure et ne voit que par l'extrême, il y a les victimes du syndrome "Brigitte Bardot"

    Le syndrome Brigitte Bardot, késako?

    Presque tout le monde connaît cette actrice, notoirement réputée pour préférer les animaux à ses pairs. Si le respect de la vie animale est non seulement une bonne chose mais une preuve de bon sens et d'équilibre, ne jurer QUE PAR les animaux... c'est être aussi bancal que d'en mépriser la vie.

    Les victimes du syndrome Brigitte Bardot, sur des sujets comme le bilan des morts de violences conjugales sont de ces personnes qui expliquent avec le plus grand sérieux du monde que les violences entre humains sont moins graves que celles perpétrées sur les animaux, que les humains peuvent toujours s'en sortir, et que de toute façon une femme battue est stupide puisqu'elle n'a qu'à se tirer (donc si elle reste c'est qu'elle le veut bien!).

    Et de faire le plaidoyer des malheureuses victimes à fourrure ou à écailles qui font les frais de la cruauté humaine...

    MAIS POURQUOI OPPOSER LES SOUFFRANCES? (créboudiou!)

    Une vie c'est une vie! La cruauté et la violence c'est mal QUELQUE SOIT LA VICTIME, humaine, animal, adulte ou enfant. Ça reste condamnable quelque soit la victime.

    La souffrance n'est pas quelque chose qui se hiérarchise, avec d'un côté "ceux qui méritent qu'on les plaignent" (au regard de leur espèce, de leur âge, de leur sexe etc) et "ceux qui l'ont cherché/dont on se fout" parce qu'ils ne correspondent pas à ce qu'on défend.

    Les Syndromes de Brigitte Bardot ne sont pas plus crédibles finalement que ceux qui expliquent que la souffrance animale n'est rien (tant que c'est pour le plaisir, le divertissement et le confort humain, voir qui ne cherchent même pas à se fatiguer à justifier). A partir du moment où l'on parle d'une créature sensible, on ne devrait pas hiérarchiser la valeur d'une vie, ou l'importance d'un traumatisme. Le juste milieu serait bêtement de condamner la violence sous toute ses formes et de traiter chaque être vivant avec déférence.

    ***

    Et pour les omnivores qui attendent au carrefour pour railler ce genre d'idées, les élevages éthiques et respectueux, ça existe. A partir du moment où vous consommez la chair d'un être vivant pour maintenir votre propre survie, la moindre des dettes que vous avez à son égard, c'est de lui accorder une belle vie et une mort rapide et sans douleur. Le respect est d'autant plus nécessaire que vous devez une partie de votre survie à la vie de ces êtres. Non, les animaux ne sont pas des produits dû aux consommateurs, mais des amis dont l'espèce humaine est tributaire.

    Et la souffrance est un fléau qui ne connaît pas la frontière des espèces. Sa gravité est égale quelque soit l'être qu'elle touche.

    Le syndrome Brigitte Bardot

     

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  • Commentaires

    1
    christian
    Jeudi 8 Mai 2014 à 12:08

    Très bien votre petit laïus humaniste ! Mais je vous retourne votre '' syndrome '' un peu méprisant et un peu simpliste.


    Pouvez-vous comprendre que la Fondation Brigitte Bardot a été créé, et de par ses statuts, pour la défense et la protection des animaux. Elle est reconnue d'utilité publique par décret depuis le 22 février 1992 paru au journal officiel du ministère de l'intérieur.


    Bien d'autres organisations s'occupent a soulager les misères humaines, et dans les deux cas, les difficultés sont énormes et trop souvent cruelles et il faut bien le dire, la carence des pouvoirs politiques et économiques dans le monde n'améliore pas le respect de la nature et de tous ces habitants ( humains et animaux ).


    Oui, nous sommes dans un syndrome mondial, mais c'est celui du fric et de la consommation a outrance !!!


    Pour mieux comprendre les difficiles combats de la FBB pour l'amélioration de la condition animale, ouvrir le lien suivant : www.fondationbrigittebardot.fr

    2
    Jeudi 8 Mai 2014 à 12:27

    La formule est peut-être maladroite mais le terme "syndrome" ironise une tendance, et Brigitte Bardot est surtout citée pour sa préférence des animaux aux hommes (hiérarchisation et donc specisme). Pour ce qui concerne sa fondation, je n'en conteste pas les bienfaits. Par ailleurs, si vous lisez bien, je suis POUR le respect du vivant au sens large, des animaux et de leur sensibilité -une des raisons qui fait de moi une végétarienne-. En revanche, je suis contre les discours qui font passer les animaux devant les hommes et inversement.

    Ce que je dis -et que je maintiens- c'est qu'on a pas à opposer la souffrance "plus grave/moins grave" entre animaux et humains. Toute vie mérite le respect.

    C'est moins un laïus que du bon sens, du moins le devrait-ce. En quoi serait-il simpliste de ne tolérer la souffrance et la maltraitance chez personne, animaux comme humains? De respecter toute vie à part égale et sans distinction? J'ignorais que le respect à tous était une chose simpliste, merci de m'avoir éclairée là dessus.

    Ce qui me semble simpliste à moi, c'est de hiérarchiser la Vie en estimant que certaines sont plus respectables que d'autres...

    Et là où vous voyez du mépris, cherchez plutôt de la lassitude et du ras le bol. Que ce soit les pro-animaux/mépris de l'humain ou les pro-humains/mépris des animaux, les discours se valent et sont épuisants à la longue.

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