• Un monde étriqué...

     

    L'idée est là mais les mots ne viennent pas. Dans le monde d'aujourd'hui, il faut rentrer dans une case, dans un moule, dans un étiquetage qui permet de vous classifier, de vous étudier, même d'anticiper votre nature...

    Mais où est la liberté?

    On dit de moi que je suis une écorchée, une torturée, c'est vrai. Parce que je ne corresponds à aucune étiquette, parce que je me bat pour mon droit d'exister telle que je suis, parce que quoi qu'il arrive et quitte à avoir l'esprit chargé d'inquiétudes et de responsabilités, je ne couperai jamais mes ailes.

    La seule liberté que l'on possède vraiment est notre liberté de penser. On ne peut même pas être sans tricherie ni fard qui l'on est vraiment. Je ne laisserai personne penser pour moi. Personne me prêter des intentions qui ne sont pas les miennes. Personne me coller une étiquette.

    Dans une société où le formatage de masse fait que tout les esprits se laissent docilement contrôler par les médias, par les idées reçues, par le "qu'en dira t-on", le mien d'esprit part sur les routes avec ses convictions et son balluchon et s'imprègne de ce qui a réellement une vraie valeur. L'amour, la vie, les choses tangibles et intangibles qui font de nous, qui devraient faire de nous des êtres éclairés...

    Même si je suis la seule à tenir ma lanterne devant mes pas, sur une route incertaine quand tout les autres marchent en rang ordonné sur un chemin éclairé de lampadaires les menant à l'usine, même si je ne croise pas d'autres esprits rebelles, je saurais transmettre cette force et cette charge à mes enfants et aux enfants de mes enfants et leur passer la lanterne quand le jour viendra.

    Animal de cirque, excentrique, folle, idiote, extraterrestre, peu importe ce que la placide majorité de Panurge en dira tant qu'elle ne saura pas s'émanciper du bourrage de crâne. Seule compte pour moi la parole franche d'un esprit indépendant, capable de porter sa lanterne et son balluchon.

    Nous vivons dans un monde étriqué. Un monde où ceux qui sortent du lot sont jugés, montrés du doigt, souvent décrédibilisés parce que la pensée individuelle, l'éveil d'un esprit à une réflexion non contrôlée par notre si merveilleux "Meilleur des Mondes" (merci Huxley) est une chose dangereuse. S'il un sort du rang, combien d'autres plus tard? La liberté de penser est une maladie contagieuse que nos Etat-rois s'efforcent d'étouffer dans l'oeuf pour mieux décider de nos existences... On nous berce par la télé de clichés abrutissants qui endorment toute vigilance si tant est qu'il y en aie, on passe sous silence ou on trie soigneusement les informations qui devront parvenir dans chaque foyer, on impose des modes, on impose des règles... Mais qui?

    Et qui se pose encore la question?

    Alors pour ceux qui estiment que je porte sur moi bien trop de choses, je vous réponds avec le sourire d'une affranchie que c'est le poids de ma vie dans mon balluchon, mais surtout le prix de ma liberté et que je ne le troquerai pour rien au monde.

     

     

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